Posté le 25.04.2008 par awassapaul
Juillet 1939, alors que l'Europe s'apprête à écrire l'une des pages les plus sombres de son histoire, un jeune homme de 26 ans, Aimé Césaire, publie dans le journal de son école un appel humaniste à la fierté et au respect des peuples noirs à travers le monde, à la paix et à la réconciliation : Cahier d'un Retour au Pays Natal
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Posté le 25.04.2008 par awassapaul
Cahier d'un retour au pays natal - extraits
Partir.
Comme il y a des hommes-hyènes et des hommes-
panthères, je serais un homme-juif
un homme-cafre
un homme-hindou-de-Calcutta
un homme-de-Harlem-qui-ne-vote-pas
l'homme-famine, l'homme-insulte, l'homme-torture
on pouvait à n'importe quel moment le saisir le rouer
de coups, le tuer - parfaitement le tuer - sans avoir
de compte à rendre à personne sans avoir d'excuses à présenter à personne
un homme-juif
un homme-pogrom
un chiot
un mendigot
mais est-ce qu'on tue le Remords, beau comme la
face de stupeur d'une dame anglaise qui trouverait
dans sa soupière un crâne de Hottentot?
Je retrouverais le secret des grandes communications et des grandes combustions. Je dirais orage. Je
dirais fleuve. Je dirais tornade. Je dirais feuille. Je dirais arbre. Je serais mouillé de toutes les pluies,
humecté de toutes les rosées. Je roulerais comme du sang frénétique sur le courant lent de l'oeil des mots
en chevaux fous en enfants frais en caillots en couvre-feu en vestiges de temple en pierres précieuses assez loin pour décourager les mineurs. Qui ne me comprendrait pas ne comprendrait pas davantage le rugissement du tigre.
Et vous fantômes montez bleus de chimie d'une forêt de bêtes traquées de machines tordues d'un jujubier de chairs pourries d'un panier d'huîtres d'yeux d'un lacis de lanières découpées dans le beau sisal d'une peau d'homme j'aurais des mots assez vastes pour vous contenir
et toi terre tendue terre saoule
terre grand sexe levé vers le soleil
terre grand délire de la mentule de Dieu
terre sauvage montée des resserres de la mer avec
dans la bouche une touffe de cécropies
terre dont je ne puis comparer la face houleuse qu'à
la forêt vierge et folle que je souhaiterais pouvoir en
guise de visage montrer aux yeux indéchiffreurs des
hommes
Il me suffirait d'une gorgée de ton lait jiculi pour qu'en toi je découvre toujours à même distance de mirage - mille fois plus natale et dorée d'un soleil que n'entame nul prisme - la terre où tout est libre et fraternel, ma terre.
Partir. Mon coeur bruissait de générosités emphatiques. Partir... j'arriverais lisse et jeune dans ce pays mien et je dirais à ce pays dont le limon entre dans la composition de ma chair : « J'ai longtemps erré et je reviens vers la hideur désertée de vos plaies ».
Je viendrais à ce pays mien et je lui dirais : Embrassez-moi sans crainte... Et si je ne sais que parler, c'est pour vous que je parlerai».
Et je lui dirais encore :
« Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n'ont point de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s'affaissent au cachot du désespoir. »
Et venant je me dirais à moi-même :
« Et surtout mon corps aussi bien que mon âme, gardez-vous de vous croiser les bras en l'attitude stérile du spectateur, car la vie n'est pas un spectacle, car une mer de douleurs n'est pas un proscenium, car un homme qui crie n'est pas un ours qui danse... »
Aimé Césaire ( 1913 - )
Posté le 16.02.2008 par awassapaul
« Ma Négritude point n'est sommeil de la race mais soleil de l'âme, ma négritude vue et vie
Ma Négritude est truelle à la main, est lance au poing
Réécade. Il n'est question de boire, de manger l'instant qui passe
Tant pis si je m'attendris sur les roses du Cap-Vert !
Ma tâche est d 'éveiller mon peuple aux futurs flamboyants
Ma joie de créer des images pour le nourrir, ô lumières rythmées de la Parole ! »
Né en 1906, Léopold Sédar Senghor nous a quitté le 20 décembre 2001. Premier président de la République, en 1961, (au début de l'indépendance du Sénégal), ami de Georges Pompidou, son condisciple de l'Ecole Normale Supérieure, agrégé de grammaire, et académicien, il est avec Aimé Césaire, l'un des principaux initiateurs du mouvement de la Négritude. "La Négritude est la simple reconnaissance du fait d'etre Noir, et l'acceptation de ce fait, de notre destin de Noir, de notre histoire et de notre culture". écrit-il en 1934 dans la revue "L'Etudiant noir". Il concilia toute sa vie les plus hautes activités poétiques et politiques. En 1978, il fut le président d'honneur du Premier Festival International de Poésie de Paris organisé par Jean-Pierre Rosnay, qui reçut à cette occasion des poètes de 37 pays différents dans la capitale française. Chants d'ombre (1945)
Hosties noires(1948)
Ethiopiques (1956),
Nocturnes (1961)
Lettres d'hivernage (1973)
Elégies majeures (1979)
Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache (1948)
Posté le 15.02.2008 par awassapaul
Amadou Hampâté Bâ
est né en janvier ou février 1900 ou 1901 à Bandiagara, chef-lieu du pays dogon et ancienne capitale de l'Empire toucouleur du Macina. Enfant de Hampâté Bâ et de Kadidja Pâté Poullo Diallo, il est descendant d’une famille peule noble. Après la mort de son père, il sera adopté par le second époux de sa mère, Tidjani Amadou Ali Thiam, de l’ethnie toucouleur. Il fréquente d’abord l’école coranique de Tierno Bokar, un dignitaire de la confrérie tidjaniyya, avant d’être réquisitionné d’office pour l’école française à Bandiagara puis à Djenné. En 1915, il se sauve pour rejoindre sa mère à Kati où il reprendra ses études.
En 1921, il refuse d’entrer à l’école normale de Gorée. À titre de punition, le gouverneur l’affecte à Ouagadougou, en qualité d' « écrivain temporaire à titre essentiellement précaire et révocable ». De 1922 à 1932, il occupe plusieurs postes dans l’administration coloniale en Haute-Volta (actuel Burkina Faso) puis jusqu’en 1942 à Bamako. en 1933, il obtient un congé de 6 mois qu’il passe auprès de Tierno Bokar, son maître spirituel.
En 1942, il est affecté à l’Institut Français d’Afrique Noire (IFAN) de Dakar grâce à la bienveillance de son directeur, le professeur Théodore Monod. Il y effectue des enquêtes ethnologiques et recueille les traditions orales. Il se consacrera notamment à une recherche de quinze ans qui le mènera à rédiger « l'Empire peul du Macina ». En 1951, il obtient une bourse de l’UNESCO lui permettant de se rendre à Paris et de rencontrer les milieux africanistes, notamment Marcel Griaule.
En 1960, à l’indépendance du Mali, il fonde l’Institut des Sciences Humaines à Bamako et représente son pays à la conférence générale de l’UNESCO. En 1962, il est élu membre du Conseil exécutif de l’UNESCO. En 1966, il participe à l’élaboration d’un système unifié pour la transcription des langues africaines. En 1970, prend fin son mandat à l’UNESCO.
Amadou Hampâté Bâ se consacre alors entièrement à son travail de recherche et d’écriture. Les dernières années de sa vie, il les passera à Abidjan à classer ses archives accumulées durant sa vie sur les traditions orales d’Afrique de l’ouest ainsi qu’à la rédaction des ses mémoires « Amkoullel l’enfant peul » et « Oui mon commandant ! » seront publiés après sa mort le 15 mai 1991.
Bibliographie [modifier]
L’Empire peul du Macina (1955, nouvelle édition en 1984)
Vie et enseignement de Tierno Bokar, le sage de Bandiagara (1957, réécrit en 1980), adapté au théâtre par Peter Brook en 2003.
Kaïdara, récit initiatique peul (1969)
L’Étrange destin du Wangrin (1973, grand prix de littérature d’Afrique noire 1974)
L'Éclat de la grande étoile (1974)
Jésus vu par un musulman (1976)
Petit Bodiel (conte peul) et version en prose de Kaïdara (1977)
Njeddo Dewal mère de la calamité (1985, conte fantastique et initiatique peul)
La Poignée de poussière, contes et récits du Mali (1987)
Amkoullel l’enfant peul (mémoires I, 1991) et Oui mon commandant ! (mémoires II, 1994) seront publiés après sa mort
Il n'y a pas de petites querelles : nouveaux contes de la savane (Stock, 1999) où figure le conte Le Cadavre de Hyène-Mère
Citations [modifier]
« En Afrique, quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle. » 1960 à l'UNESCO.
« Les peuples de race noire n'étant pas des peuples d'écriture ont développé l'art de la parole d'une manière toute spéciale. Pour n'être pas écrite, leur littérature n'en est pas moins belle. Combien de poèmes, d'épopées, de récits historiques et chevaleresques, de contes didactiques, de mythes et de légendes au verbe admirable se sont ainsi transmis à travers les siècles, fidèlement portés par la mémoire prodigieuse des hommes de l'oralité, passionnément épris de beau langage et presque tous poèmes ! » 1985, lettre à la jeunesse.
« Je suis un diplômé de la grande université de la Parole enseignée à l’ombre des baobabs. »
« Si tu sais que tu ne sais pas, alors tu sauras. Mais si tu ne sais pas que tu ne sais pas, alors tu ne sauras point. »
Posté le 15.02.2008 par awassapaul
Daniel Honoré
naît le 16 octobre 1939 à Saint-Benoît (à l'île de la Réunion), d'une mère descendante d'esclaves, d'origine africaine et malgache, et d'un père venu de Chine (Canton), petit commerçant. Honoré fait ses études secondaires à la Réunion et exerce, jusqu'à sa retraite en 1999, la profession de professeur de lettres/anglais dans un collège à Saint-Benoît.
Militant créoliste, Daniel Honoré écrit surtout en kréol rénioné. Son roman Cemin Bracanot', publié en 1984, participe à la mise sur pied d'une écriture réunionnaise; publié en traduction française (par l'auteur Jean-François Samlong) en 1999, Cemin Bracanot' est mis en scène en 2003 par le Théâtre Azur à la Réunion, et fait l'objet d'un projet de long métrage. Marcéline Doub-kèr, roman publié en 1988, est également mis en scène par le Théâtre Azur, en 1999. En plus de ses récits et romans, Honoré est l'auteur de nombreux recueils de poésie et de courts récits (nouvelles, proverbes, contes) et a publié, en 2002, un Dictionnaire d'expressions créoles qui fait référence.
Actuellement, en parallèle à l'écriture, Daniel Honoré anime des interventions culturelles dans des collèges, lycées et à la radio pour la remise en circulation du fonds culturel réunionnais: les croyances populaires, les žedmo (sortes de devinettes à la créole), les proverbes, les contes et légendes, les expressions imagées...
Posté le 15.02.2008 par awassapaul
Fernand Hibbert
est né le 30 octobre 1873 à Miragoâne (Haïti). À l'âge de dix ans, il quitte sa ville natale pour Port-au-Prince où il est inscrit au Petit Séminaire Collège Saint-Martial. Il termine ses études secondaires à Paris où il fait ensuite des études supérieures. Hibbert rentre en Haïti en 1894. Il est d'abord comptable au département des Finances. Deux ans plus tard, il se marie avec Marie Pescaye. (Leur fille Nicole se mariera avec l'écrivain Jacques Roumain.) Les premiers écrits de Hibbert sont des articles à caractère historique et des contes publiés dans La Ronde. En 1904, Hibbert est nommé professeur d'histoire au Lycée Pétion. Il est aussi professeur de langue et de littérature française. Il reste dans l'enseignement jusqu'en 1912, tout en continuant à écrire. Plusieurs de ses œuvres apparaissent dans Le Soir sous forme de feuilleton (Sena, Les Thazar, Romulus, Masques et Visages). Fernand Hibbert milite contre l'occupation américaine et contribue à La Revue de la Ligue de la jeunesse haïtienne. En 1916, il fait jouer La Réclamation Hopton, pièce qui reste inachevée. Après sa carrière d'enseignant, Hibbert fait carrière politique. Il est chef de division au département des Relations extérieures. De 1916 à 1920, il est ministre à la Havane. Il est secrétaire d'État de l'Instruction publique de 1921 à 1922. Fernand Hibbert meurt en Haïti le 19 décembre 1928, à l'âge de cinquante-cinq ans.
Hibbert est souvent appelé peintre de la société haïtienne. En fait, sa génération d'écrivains est créditée par plus d'un d'avoir inauguré le roman haïtien. Pour la plupart, Hibbert puise ses personnages principaux dans la bourgeoisie haïtienne. Il fait référence dans ses textes aux pratiques politiques et sociales de son époque. Par exemple, il est souvent question de xénophilie excessive ainsi que du rôle que joue l'argent dans les relations humaines. Dans certains textes Hibbert fait référence à des événements politiques spécifiques. Dans Romulus, parfois qualifié de roman historique, il raconte le siège de Miragoâne par des exilés venus de la Jamaïque en 1883. L'intrigue des Simulacres se déroule pendant l'occupation américaine d'Haïti. Hibbert utilise beaucoup d'humour tout en critiquant certaines mœurs haïtiennes de son époque. D'ailleurs, bon nombre des écrits d'Hibbert restent d'actualité dans leur description des pratiques sociales et politiques du pays. Les romans de Fernand Hibbert continuent d'être lus et étudiés en Haïti comme en témoigne la réédition de ses œuvres en 1988 par la maison Henri Deschamps.
Posté le 15.02.2008 par awassapaul
Léon-Gontran Damas
Léon-Gontran Damas est né le 28 mars 1912 à Cayenne (Guyane). Lorsque sa mère meurt en 1913, il est élevé par une tante, Gabrielle Damas (qui est la fameuse « Man Gabi »). Après l’école primaire à Cayenne, il continue ses études à Fort-de-France, au lycée Schœlcher (en 1925-26, il y partage les bancs avec Aimé Césaire). En 1928, Damas poursuit ses études secondaires à Meaux. Il reste en France et se fixe en 1929 à Paris. Il y entame des études de russe et de japonais. Il suit des cours de droit, fréquente également la faculté des Lettres et plus tard l’Institut d’Ethnologie de Paris.
Témoin de discrimination raciale en métropole, Damas est sidéré devant ce qui se passe ailleurs aussi, sur le front fasciste européen et dans le pays de l’Oncle Tom. Plus qu’Aimé Césaire et Léopold Sédar Senghor (avec qui Damas forme le trio fondateur de la Négritude), Damas suivra de près le problème racial en Amérique : les lois « Jim Crow », les lynchages et les émeutes, la lutte pour les droits civiques de la NAACP (National Association for the Advancement of Colored People). Parallèlement, il traduit dans nombre de ses poèmes sa douleur devant le désastre que sont le racisme et le tabou des relations interraciales. Incarnant en poésie la pensée de Frantz Fanon avant la lettre – le mimétisme et le complexe d’infériorité, les séquelles du colonialisme – Damas épingle les nombreux fantasmes du Blanc sur le Noir, ainsi que les nombreuses frustrations du Noir dans la société blanche. Il fréquente et se lie d’amitié avec Countee Cullen, Langston Hughes (dont il prépara la biographie en français) ainsi qu’avec un autre chef de file de la littérature de révolte afro-américaine, Richard Wright.
En 1935, Damas accepte la responsabilité de secrétaire de rédaction de la revue L’Étudiant noir. Deux ans plus tard, il publie à compte d’auteur Pigments, plaquette de poésie illustrée d’un bois gravé du pacifiste gantois, Frans Masereel. (Robert Desnos fait l’éloge de Damas dans des termes tout à fait analogues à ceux qu’emploie plus tard Breton pour Césaire.) Suit en 1938 Retour de Guyane. Damas publie en 1953 Graffiti et en 1956 Black-Label : un titre-tonnerre, une boisson amère qui sonne comme « Blue Note » pour la musique jazz, « Cuba libre » pour les cocktails caraïbes. Damas, le bègue, chante la solitude, la peur d’être abandonné par celle qu’il aime et attend, la tristesse et la lâcheté du « blanchiment », comme le font les musiciens de jazz qu’il vénère (cf. « Shine », pour Louis Armstrong).
Considérant les problèmes du racisme à l’échelle planétaire (« race », religion, langue, nationalité et préférence sexuelle confondues), solidaire avec les soldats, avec les « catins blêmes », ayant arpenté d’autres « terres consanguines » (Césaire), Damas combina sans faille une carrière politique et littéraire, tant ces deux engagements lui semblent indissociables. Suite au décès du député de la Guyane, René Jadfard, Damas siège de 1948 à 1951 à l’Assemblée Nationale française. Marié avec la Martiniquaise Isabelle Victoire Vécilia Achille en 1949, Damas ne se contente pas d’être « bêcheur de cette unique race » (Césaire) et il collabore à des revues-manifestes : La Revue du Monde noir, Légitime Défense et L’Étudiant noir. Il se lie d’amitié profonde avec Alain Locke (The New Negro) et Claude McKay (qu’il cite en exergue à Black-Label).
Antimilitariste et antifasciste, Damas aura de nombreux démêlés avec les Nazis. Il lutte aux côtés de personnes comme Robert Desnos, Jean-Louis Baghio’O et Marguerite Duras contre Vichy et l’occupation nazie. En 1943, nous apprend Daniel Racine, « la Gestapo [...] l’arrête, la Milice, les Waffen SS ou la police française » le menacent. Ayant étudié l’ethnologie avec Jacques Roumain et Michel Leiris, Dumas sera, après les tourments de la guerre, chercheur à l’UNESCO de 1964 à 1969. En 1964, il se rend au Brésil, où il rencontre sa deuxième femme, Marietta Campos, qu’il épouse en 1967. Voyageant beaucoup, tant aux États-Unis que dans la Caraïbe, avec des allers et retours fréquents en France, Damas est aussi le fondateur, aux Éditions Fasquelle à Paris, d’une collection « Écrits français d’outre-mer ».
En 1977, on lui découvre un sarcome cancéreux sous la langue. Guéri, il se rend à Dakar, mais doit être hospitalisé d’urgence quelques mois après l’opération à cause d’une rupture d’anévrisme. À la fin de cette même année, il attrape une pneumonie et on diagnostique un cancer à la gorge. Il meurt le 22 janvier 1978 à Washington, D.C.
Après sa carrière politique, il se consacre à faire connaître, aux États-Unis et dans la Caraïbe, la Négritude et le « Vieux Monde ». Damas est nommé professeur à l’Université Howard à Washington, D.C. (« Distinguished Professor of African Literature »), chaire qu’il occupe jusqu’à sa mort. À Washington, il se lie d’amitié avec Mercer Cook (traducteur de Roumain), à qui il dédicace son poème le plus célèbre, « Hoquet ».
On ne saurait assez souligner la fonction de Damas comme médiateur entre les littératures et auteurs anglophones et francophones.
Selon Daniel Maximin, qui renvendique une « connivence » avec Damas, « Damas [est] un des plus méconnus, un des plus grands poètes de ce siècle dans notre Tiers Monde et dans notre poésie caribéenne, le compagnon de Césaire, de Senghor. Il est pour moi le poète de la sincérité absolue, de la mise à nu, avec lequel j’essaie de dialoguer. Le seul qui ait osé parler d’amour au milieu de la décolonisation... ».*
Posté le 26.01.2008 par awassapaul
Histoire de la Côte d'Ivoire
Les recherches archéologiques sont difficiles dans un pays en grande partie couvert par la forêt : l'histoire ancienne du pays est donc encore en voie d'élaboration. Elle s'écrit différemment dans la savane du Nord, que peuplèrent les populations de langue mandé (Malinké et Dioula) migrant du nord vers le sud, et dans la zone forestière et lagunaire correspondant aux parties centrale et méridionale du territoire ivoirien, où s'établirent les populations du groupe akan (Baoulé) en provenance de l'est.
La période précoloniale
- Xème siècle : Le commerce transsaharien atteint le nord de la Côte-d'Ivoire et entraîne
- vers le XIIIème siècle : Premières migrations de populations mandingues s'établissant à la lisière de la forêt, dans une région productrice d'or et de noix de cola.
- XVème siècle : Les explorateurs portugais parviennent jusqu'à la côte à partir de laquelle ils organisent la traite négrière et le commerce de l'ivoire. De cette période datent les différentes appellations données au pays par les Européens, lesquelles varient en fonction de l'accueil que les populations leur réservent et des produits qu'ils troquent avec celles-ci : Côte des males gens, Côte des graines et de la malaguette (nom donné au poivre de Guinée), Côte des dents, Côte du morphil (ivoire), Côte d'ivoire. Les peuples habitant les lagunes deviennent les auxiliaires des commerçants européens ; ils lancent des expéditions dans l'arrière-pays d'où ils rapportent esclaves, ivoire et huile de palme.
- Début du XVIIIème siècle : Grande migration des peuples akans, venus de l'actuel Ghana. Les Baoulé, groupe proche de celui des Achanti, s'établissent, sous la conduite de la reine Abla Pokou, dans le centre du pays. Ils sont porteurs d'une conception du pouvoir très éloignée de celle qui prévaut chez les peuples de la forêt: l'autorité y est détenue par les anciens et le pouvoir y est davantage éclaté tandis que les royaumes akan sont extrêmement centralisés, le roi détenant une autorité sacrée, donc absolue.
- XVIIIème siècle : la cité-État de Kong, fondant sa prospérité sur la traite négrière, domine la région. Le développement du commerce transsaharien, contrôlé par les Malinké islamisés, va de pair avec la diffusion de l'islam dans la région. Celle-ci se fit d'abord plus par imprégnation que par l'utilisation de moyens coercitifs, et les populations établies de longue date, comme les Lobi et les Sénoufo, présents depuis le XIème siècle, maintiennent leur identité animiste. Cependant, au XVIIIème siècle, le clan musulman des Ouatara renverse le pouvoir traditionnel animiste et étend sa domination sur les régions englobant l'actuelle Bobo-Dioulasso (Burkina Faso): leur expansion territoriale est avant tout motivée par la volonté d'assurer la sécurité des communications et des échanges.
La colonisation française
- Début du XVIIIème siècle : Les Français s'établissent sur la côte.
- Seconde moitié du XIXème siècle : Ils se trouvent en compétition pour la domination de la région avec les Britanniques qui ont jeté leur dévolu sur la Côte-de-l'Or (actuel Ghana).
- 1882 : Les colonisateurs introduisent en Côte-d'Ivoire la culture du café ; le développement des plantations favorise la constitution d'une classe de petits planteurs.
- 1885 : Congrès de Berlin définissant les zones d'influence respectives de ces deux puissances coloniales. Dans son entreprise de conquête de l'intérieur des terres, la France se heurte dans le Nord au conquérant malinké, Samory Touré, dont les forces sont armées de fusils négociés auprès des Britanniques.
- 1897 : Samory fait raser Kong, dont les habitants ont pactisé avec la France ; il doit toutefois se rendre et est déporté. Mais le conflit a dévasté durablement la région.
- 1904 : La France assied sa domination sur l'ensemble de la Côte d'Ivoire et le territoire ivoirien devient colonie de l'empire colonial français.
- 1915 : Fin des révoltes des Baoulé et des Bété que les autorités coloniales doivent réprimer.
- 1932 : Félix Houphouët-Boigny prend la tête de la contestation contre l'accaparement des terres par les grands propriétaires coloniaux et contre la politique économique qui pénalise les petits planteurs autochtones. La Côte-d'Ivoire est sous la coupe des milieux d'affaires qui incitent le gouvernement français à intégrer à la colonie, entre 1932 et 1947, les régions très peuplées du centre et du sud de la Haute-Volta (actuel Burkina Faso), dont les habitants sont recrutés pour le travail dans les plantations et constituent le gros des contingents de "Tirailleurs Sénégalais!" envoyés sur le front européen durant la Seconde Guerre mondiale. Le recours au travail forcé, pour la construction de la voie ferrée entre Abidjan et Ouagadougou, destinée à parfaire l'intégration économique de ces territoires, renforce l'opposition anticolonialiste.
- 1944 : Houphouët-Boigny crée un syndicat agricole africain, à l'origine du Parti démocratique de Côte-d'Ivoire (PDCI), section ivoirienne du Rassemblement démocratique africain (RDA) fondé en 1946 à Bamako (Mali). Les différentes sections du RDA créées dans les colonies de l'Afrique-Occidentale française (A-OF), mènent la lutte pour l'indépendance.
- 1946 : Député de la Côte-d'Ivoire à l'Assemblée française, Houphouët-Boigny est à l'origine de la loi abolissant le travail forcé dans les territoires d'outre-mer, statut auquel accède la Côte-d'Ivoire la même année.
- 1949 : Le PDCI-RDA, alors apparenté au Parti communiste français, s'oppose violemment à l'Administration française, soutenant les grèves suscitées par la chute des cours du cacao.
- 1951 : Houphouët-Boigny adopte une stratégie de coopération avec le gouvernement français, et le PDCI-RDA rallie l'Union démocratique et socialiste de la résistance (UDSR), qui compte dans ses rangs François Mitterrand, ministre de la France d'outre-mer. Ministre à deux reprises dans le gouvernement français, Houphouët-Boigny participe à l'élaboration des réformes qui vont déboucher sur la décolonisation.
La Côte-d'Ivoire indépendante
- 4 décembre 1958 : La Côte-d'Ivoire devient une république au sein de la Communauté française, Houphouët-Boigny assurant les fonctions de Premier ministre.
- 7 août 1960 : Accession de la Côte d'Ivoire à l'indépendance, Houphouët-Boigny en devient le président. L'ancienne Afrique-Occidentale française (A-OF) voit naître un second pôle économique et politique, concurrent du Sénégal, où se trouvent les administrations coloniales. La rivalité entre Léopold Sedar Senghor, un intellectuel, et Houphouët-Boigny, un syndicaliste pragmatique, est ancienne. Le président ivoirien fait échouer le projet de fédération du Mali, qui doit reconstituer l'A.O.F. et qui permettrait au Sénégal de maintenir sa prépondérance sur l'Afrique de l'Ouest francophone. La Côte-d'Ivoire en est le pays le plus riche et son dirigeant a l'ambition de fonder sa puissance politique sur le développement économique national. Avec l'ouverture du canal de Vridi, Abidjan, la capitale ivoirienne, devient un port de mer puis un centre financier.
La stabilité politique du pays, en grande partie permise par le régime de parti unique qu'a établi Houphouët-Boigny, favorise la forte croissance économique des années 1960 et 1970 (le "miracle ivoirien"). La politique paternaliste et capitaliste d'Houphouët-Boigny suscite cependant une opposition croissante (manifestations étudiantes, conspirations dans l'armée).
Fin des années 1980 : Le président entreprend des travaux grandioses, notamment à Yamoussoukro où est transférée la capitale et édifiée une cathédrale sur le modèle de Saint-Pierre de Rome. Le déploiement d'un tel faste alors même que l'économie nationale s'effondre, alimente le mécontentement de la population.
- 1990 : Houphouët-Boigny accepte, sous la pression des manifestations, d'instaurer le multipartisme. Dès cette époque, le problème de sa succession se pose, mais le président ne laisse pas aux dauphins constitutionnels (les présidents successifs de l'Assemblée nationale) la possibilité de s'imposer.
- Octobre 1990 : Houphouët-Boigny est élu pour un septième mandat de cinq ans, à l'issue des premières élections pluralistes du pays. L'ouverture politique n'est cependant que formelle.
- 1992 : Les principaux dirigeants de l'opposition, dont Laurent Gbagbo, fondateur du Front populaire ivoirien, sont emprisonnés.
A la faveur d'un climat politique et social tendu, les oppositions entre communautés et régions se manifestent.
- Octobre 1995 : Le scrutin présidentiel est ainsi marqué par des violences intercommunautaires, opposant, notamment dans l'ouest du pays, les Bété aux Baoulé, dont fait partie le nouveau président Henri Konan Bédié, tandis que les musulmans du Nord restent marqués par la marginalisation dans laquelle les institutions tentent de maintenir Alassane Ouattara, ancien Premier ministre, en raison de ses origines burkinabées ("ivoirité").
- 1998 : Le président Bédié fait adopter une révision constitutionnelle instituant le septennat renouvelable jusqu'à l'âge de soixante-quinze ans, au lieu d'un quinquennat renouvelable une seule fois. La possibilité pour le chef de l'État de reporter l'élection présidentielle prévue pour l'an 2000 soulève les protestations d'une opposition divisée. L'économie, dont le taux de croissance est passé de 1,8 % en 1994 à 6,8 % en 1996, a été stimulée par la dévaluation du franc CFA.
- 24 décembre 1999 : A Abidjan, une mutinerie de soldats réclamant une amélioration de leurs conditions de vie se transforme en coup d'État. Après l'échec de négociations entre le représentant des soldats, le général Robert Gueï - ancien chef d'état-major - et le chef de l'État, Henri Konan Bédié, ce dernier est destitué. Ce premier coup d'État de l'histoire du pays depuis son indépendance en 1960 a été bien accueilli par la population lassée de la corruption croissante du régime.
Le général Gueï a dissous toutes les institutions de la République et a constitué, sous sa direction, un Comité national de salut public. Les dirigeants du Rassemblement des républicains (RDR), parti de l'opposant en exil Alassane Ouattara, emprisonnés depuis fin octobre, ont été libérés. Le général Gueï a promis un retour rapide à la démocratie et a demandé à tous les partis politiques ivoiriens de participer à un gouvernement de transition.
Le président Bédié s'est réfugié à l'ambassade de France puis au Togo.
- 29 décembre 1999 : Retour d'Alassane Ouattara en Côte d'Ivoire après avoir bénéficié d'une ordonnance de non-lieu dans l'affaire de faux et usage de faux pour laquelle il était poursuivi.
Parcs et réserves :
Banco : 3 000 ha
Marahoué : 110 000 ha
Comoé : 1 150 000 ha
Mont Sangué : 90 000 ha
Taï : 330 000 ha
Mont-Peko : 34 000 ha
Assagny : 19 000 ha
N'zo : 90 000 ha
Animaux :
Bongo Eléphant Potamochère
Buffle nain Léopard Cob de Buffon
Lion Cob des roseaux Redunca
- Céphalophe de forêt
- Crocodile
Posté le 26.01.2008 par awassapaul
Mon salut comme une aile claire pour te souhaiter, lecteur, la bienvenue sur mon blog qui est consacré à la culture Africaine et Occidentale
Posté le 02.12.2007 par awassapaul
[modifier] Angola
José Eduardo Agualusa (1960– )
Mário Pinto de Andrade (1928–1990)
Arlindo Barbeitos (1940– )
Mendes de Carvalho
Dia Kassembe
Alda Lara (1930–1962)
Pedro de Gouveia Leite Mateus
Mbwango (Reis Luis)
Agostinho Neto (1922–1979)
Pepetela (Artur Carlos Maurício Pestana dos Santos, 1941– )
Oscar Ribas
Paula Tavares (1952– )
Amplia Veiga, born in Portugal (1931– )
José Luandino Vieira (1935– )
Manuel Rui Monteiro
Ondjaki
[modifier] Bénin
Christine Adjahi Gnimagnon
Berte-Evelyne Agbo
Colette Senami Agossou Houeto (1939– )
Francis Aupiais
Olympe Bhêly-Quenum
Florent Couao-Zotti (1964– )
Félix Couchoro
Richard Dogbeh
Adelaide Fassinou (1955– )
Gisèle Hountondji (1954– )
Paulin J. Hountondji (1942– )
Béatrice Lalinon Gbado
Paulin Joachim (1931– )
Lauryn
Hortense Mayaba
Jean Pliya ((1931– )
José Pliya (1966– )
[modifier] Botswana
Galesiti Baruti
Caitlin Davies
Unity Dow
Bessie Head
Moteane Melamu
Barolong Seboni
Andrew Sesinyi
Mositi Torontle
[modifier] Burkina Faso
Angèle Bassolé-Ouédraogo
Sarah Bouyain (1968– )
Simporé Simone Compaore
Zarra Guiro (1957– )
Monique Ilboudo
Sophie Heidi Kam (1968– )
Sandra Pierrette Kanzie
Marie-Simone Séri
Joseph Ki-Zerbo
Gaël Koné (1976– )
Honorine Mare (1972– )
Suzy Henique Nikiéma (1983– )
Adiza Sanoussi
[modifier] Burundi
Barbara Kururu Ndimurukundo (1950– )
Esther Kamatari (1951– )
Colette Samoya Kiruya (1952– )
David Niyonzima (1959– )
Donatien Bihute (1940– )
Antoine Kaburahe (1965– )
[modifier] Cameroun
Therese Assiga Ahanda
Mongo Beti
Calixthe Beyala
Jacques Bonjawo
Gaston Kelman
Ferdinand Oyono (1929– )
Evelyne Mpoudi Ngole (1953-)
Professor Ndumbe Eyoh
Francis Bebey
Werewere Liking
Yémy
joseph ngoue Luc SINDJOUN Achille MBEMBE
[modifier] Cap-Vert
Germano Almeida (1945– )
Jorge Barbosa
Leopoldina Barreto
Amílcar Cabral (1921–1973)
Alile Wahnon Ferro (1940– )
Sergio Frusoni (1901–1975)
Baltasar da Silva Lopes (1907–1989)
Antonio Lima
Manuel Lopes
João Cleófas Martins (1901-1970)
Yolanda Morazzo (1928– )
Manuel de Novas (1938– )
Ivone Ramos: (1926– )
Dina Salústio (1941– )
Ana Julia Monteiro Sança (1949– )
Rosa de Saron
Eugénio Tavares (1867–1930)
[modifier] République centrafricaine
Andrée Blouin (1921– )
[modifier] Congo-Brazzaville
Jeannette Balou Tchichelle (1947– )
Noëlle Bizi Bazouma (1959– )
Silvie Bokoko (1960– )
Adèle Caby-Livannah (1957– )
Cucile-Ivelyse Diamoneka (1940– )
Diur N'Thumb
Emmanuel Dongala
Aleth Felix- Tchicaya (1955– )
Mambou Aimée Gnali
Floe Hazoume (1959– )
Francine Laurans (1962– )
Binéka Daniele Lissouba
Henri Lopes (1937– )
Alain Mabanckou
Betty (Elisabeth) Mweya Tol'Ande (1947– )
Ghislaine Sathoud (1969– )
Tchicaya U Tam'si (1931–1988)
Marie-Leontine Tsibinda
Brigitte Yengo
Sony Labou Tansi
Jean Malonga
Guy Menga
Jean-Baptiste Tati Loutard né le 15 décembre 1938 à Ngoyo dans la commune de Pointe]]-)
Aboga Feutry né le 08/01/1959 à Brazzaville]]-)
[modifier] Congo-Kinshasa (RDC)
Léonie Abo, (1945– )
Amba Bongo
Lima-Baleka Bosekilolo
Maguy Kabamba (1960– )
Christine Kalonji
Justine M'Poyo Kassa-Vubu (1951– )
Kama Sywor Kamanda (1952– )
Sony Labou Tansi (1947–1995)
Bona Mangangu (1961-)
V.Y. Mudimbe (1941– )
Wivine N'Landu Kavidi
Clémentine Nzuji (1944– )
Kabika Tshilolo
Frederick Kambemba Yamusangie
Raïs Neza Boneza (1979– )
Frederick Kambemba Yamusangie
Lye M Yoka
Pius Ngandu Kashama (1946-)
José Tshisungu wa Tshisungu
[modifier] Côte d'Ivoire
Josette D. Abondio
Jean-Marie Adiaffi (1951– )
Marie-Danielle Aka
Marie Giselle Aka
Alexis Allah
François-Joseph Amon d'Aby
Assamala Amoi
Michele Assamoua
Annick Assemian
Maurice Bandaman
Angèle Bassolé-Ouédraogo
Khadi Sy Bizet
Fatou Bolli
Tanella Boni
Isabelle Boni-Claverie
Marie Anne Caro
Jeanne de Cavally (1926– )
Fanny Fatou Cissé (1971– )
Micheline Coulibaly
Bernard Dadié
Germain Coffi Gadeau
Henriette Diabate
Muriel Diallo (1967– )
Marion Diby Zinnanti (1960– )
Gina Dick
Richard Dogbeh
Oklomin Kacou
Simone Kaya (1937– )
Fatou Kéita
Venance Konan
Amadou Koné
Boundou Koné
Akissi Kouadio
Adjoua Flore Kouame (1964– )
Isaie Biton Koulibaly
Ahmadou Kourouma (1927–2003)
Adrienne Koutouan
Genevieve Koutou Guhl
Koffi Kwahulé
Lauryn
Manïssa
Mary Lee Martin-Koné
Mariama Méité (1967– )
Isabelle Montplaisir
Rosalie Nana (1962– )
Goley Niantié Lou
Pascale Quao-Gaudens (1963– )
Cristiane Remino-Granel
Marinette Secco
Marie-Simone Séri
Haïdara Fatoumata Sirantou
Véronique Tadjo (1955– )
Werewere-Liking Gnepo
Caroline Angèle Yao
Regina Yaou (1955– )
Annie Yapobi
[modifier] Djibouti
Mouna-Hodan Ahmed (1972– )
Waberi Abdourahman (1965– )
[modifier] Égypte
'Abd Al-Rahman Abnudi
Tatamkula Afrika
Gamal Al-Ghitani
Hayam Abbas Al-Homi
Leila Ahmed
Samir Amin
Nawâl El Saadâwi (1931– )
Naguib Mahfouz, (1911–2006
Alifa Rifaat
Ahdaf Soueif
Salama Moussa
Mustafa Sadek El-Rafey
Muhammad Aladdin
Tawfiq al-Hakim
Mustafa Lutfi al-Manfaluti
Taha Hussein
Nabil Luka Babawi
[modifier] Érythrée
Reesom Haile
[modifier] Éthiopie
Innānu Āggonāfir
Haddis Alemayehu
Michael Daniel Ambatchew (1967– )
Kidist Bayelegne
Āfawarq Gabra Iyasus
Tsegaye Gabre-Medhin (1936-2006– )
Ābbe Gubaññā
Ababa Haylemelekot
Blattengeta Heruy Welde Sellase
Moges Kebede
Mangistu Lammā
Tāddasa Lībān
Nega Mezlekia
Sahle Sellassie (1936– )
Girmācchaw Takla Hāwāryāt
Demese Tsege
Hama Tuma (1949– )
Mammo Wudneh
Birhānu Zarīhun
[modifier] Gabon
Jean-Baptiste Abessolo (1932– )
Nadège Noële Ango Obiang (1973– )
Peggy Lucie Auleley
Bessora (1968– )
Chantal Magalie Mbazoo-Kassa (1967– )
Justine Mintsa (1967– )
Ndouna Depenaud (1937– )
Sylvie Ntsame (1964– )
Vincent de Paul Nyonda (1918–1995)
Laurent Owondo (1948– )
André Raponda-Walker (1871–1968)
Georges Rawiri (1932–2006)
Angèle Ntyugwetondo Rawiri (1954– )
Robert Zotoumbat (1944-)
[modifier] Gambie
Lenrie Peters
Alhagi Kah
[modifier] Ghana
Ama Ata Aidoo (1940– )
Anthony Appiah
Ayi Kwei Armah
Raphael Armattoe
Bediako Asare
Meshack Asare (1945– )
Kofi Awoonor (1935– )
William Boyd
Abena Busia (1953– )
Akosua Busia
J.E. Casely-Hayford
Quobna Ottobah Cugoano
Amma Darko
Michael Dei-Anang
Efua Dorkenoo
Kwame Nkrumah (1909–1972)
(John) Atukwei Okai (1941– )
Frank Kobina Parkes (1932–2005 )
Nii Ayikwei Parkes (1974– )
Carl Christian Reindorf
Efua Theodora Sutherland (1924–1996 )
Isaac Kwamena Sagoe
Phelelisani Moyo
[modifier] Guinée-Conakry
Binta Ann( à la demande de Mr. KANTE Cheick Oumar)
Boubacar Diallo ( à la demande de Mr. KANTE Cheick Oumar)
Cheick Oumar Kanté( à la demande de Mr. KANTE Cheick Oumar)
Camara Laye (1928-1980)
Kiridi Bangoura ( à la demande de Mr. KANTE Cheick Oumar)
Saïdou Nour Bokoum( à la demande de Mr. KANTE Cheick Oumar)
Tierno Monénembo
[modifier] Guinée équatoriale
Juan Tomás Ávila Laurel (1966–
Sirah Balde de Labe
Nadine Bari
Aïssatou Barry (1959– )
Kesso Barry (1948– )
Mariama Barry
Josiane Cointet
Koumanthio Zeinab Diallo (1956– )
Mariana Kesso Diallo
Donato Ndongo-Bidyogo (1950– )
María Nsué Angüe (1945– )
Williams Sassine
Marie Bernadette Tiendrébéogo (1958– )
Senyo Adjibolosoo
[modifier] Guinée-Bissau
Amílcar Cabral (1921–1973)
Nadine Nyangoma
[modifier] Kenya
Abdellatif Abdalla
Sayyid Aidarusi
Chacha Nyaigotti-Chacha
Rocha Chimera
Muyaka bin Haji al-Ghassany
Jomo Kenyatta (1892?–1978)
Mwana Kupona binti Msham
Micere Mugo (1942– )
Rebeka Njau (1930– )
Asenath Bole Odaga
Margaret Ogola
Moraa Gitaa
Grace Ogot (1930– )
M.G. Vassanji (1950– )
Ngugi wa Mirii (1951– )
Ahmad Nassir
Ngugi wa Thiong'o
Meja Mwangi (1948– )
Mwangi Gicheru
Elspeth Huxley (1907–1997)
Karen Blixen aka Isak Dinesen (1885–1962)
Wahome Muthahi (–2003)
Binyavanga Wainaina
Parselelo Kantai
Yusuf Dawood
Francis Imbuga
Yvonne Adhiambo Owuor
Billy Kahora
Hillary Ngweno
Leonard Kibera
Koigi wa Wamwere
[modifier] Lesotho
Moroesi Akhionbare (1945– )
Thomas Mofolo (1876–1948)
Mzamane Nhlapo
Mpho Matsepo Nthunya
[modifier] Libéria
Edwin Barclay
Edward Wilmot Blyden (1832–1912)
Wilton G. S. Sankawulo
[modifier] Libye
Sadiq Al-Naihoum
Farag Al-Fakhri
Ibrahiem El-kouni
[modifier] Madagascar
Jean-Joseph Rabearivelo (1903–1937)
Charlotte Arisoa Rafenomanjato
Michèle Rakotoson
[modifier] Malawi
Steven Chimombo
Stanley Onjezani Kenani
Ken Lipenga
Jack Mapanje
Jack McBrams
Paul Tiyambe Zeleza
[modifier] Mali
Abdoulaye Ascofaré
Ibrahima Aya
Amadou Hampâté Bâ (1900-1991)
Adame Ba Konaré
Seydou Badian Kouyaté
Massa Makan Diabaté (1938–1988)
Aïda Mady Diallo
Alpha Mandé Diarra (1954– )
Oumou Diarra
Doumbi Fakoly (1944– )
Aïcha Fofana (1957–2003)
Aïssatou Guido (1941– )
Aoua Kéita (1912–1980)
Fatouma Keïta (1977– )
Moussa Konaté
Yambo Ouologuem (1940– )
Bernadette Sanou Dao (1952– )
Bamekan Soucko Bathily
Fanta-Taga Tembely (1946– )
Aminata Dramane Traoré (1942– )
Falaba Issa Traoré (1930–2003)
Ahamadou Maiga dit Prince (1974– )
[modifier] Maroc
Voir Liste d'écrivains marocains Yassine Khateb-)
[modifier] Mauritanie
Moussa Diagana
Moussa Ould Ebnou
Mohammed al-Shankiti
Abderrahmane Sissako
[modifier] Maurice
Richard Sedley Assonne
Lilian Berthelot
Marcel Cabon (1912–1972)
Raymond Chasle
Malcolm de Chazal (1902–1981)
Carl de Souza (1949– )
Ananda Devi
Jean Fanchette
Collen Lindsay
Hervé Masson
Edouard Maunick
Barlen Pyamootoo
Vinod Rughoonundun
Umar Timol
Khal Torabully
Dev Virasawmy
Yusuf Kadel
[modifier] Mozambique
Paulina Chiziane (1955– )
Mia Couto (1955– )
José Craveirinha (1922–2003)
Luís Bernardo Honwana (1942- )
Ungulani Ba Ka Khosa
Lina Magaia
Aília Momplé (1935– )
Amélia Muge (1952– )
Glória de Santana (1925– )
Noémia de Sousa (1926– )
[modifier] Niger
Boubou Hama
Djibo Bakary
Andrée Clair
Hélène Kaziende
Oum Ramatou (1970– )
[modifier] Nigeria
Amos Tutuola (1920-1997)
Chinua Achebe (1930-)
Akinwande Oluwole Babatunde Soyinka (1934-)
Ben Okri (1959-
Nkem Nwankwo
[modifier] Rwanda
Maggy Correa
Jeannine Herrmann-Grisius
Thérèse Muamini
Yolande Mukagasana
Benjamin Sehene (1959– )
Marie-Aimable Umurerwa
Marie Béatrice Umutesi (1959– )
Emmanuel Habumuremyi (1972– )
[modifier] São Tomé-et-Príncipe
Olinda Beja (1946– )
Sara Pinto Coelho (1913–1990)
Conceição Lima (1962– )
Caetano da Costa Alegre (1864–1890)
M. Manuela Margarido (1925– )
Alda do Espírito Santo (1926– )
Mario Domingues (1899– )
José Francisco Tenreiro (1921–1963)
[modifier] Sénégal
Ousmane Sembène
Cheikh Anta Diop
Mariama Bâ
Ken Bugul
Nafissatou Niang Diallo
Aminata Sow Fall
Annette Mbaye d'Erneville
Boubacar Boris Diop
Léopold Sédar Senghor (1906-2001)
Amadou Lamine Sall
Birago Diop
David Diop
Abdou Anta Ka
Alioune Badara Beye
Amadou Traoré Diop
Aminata Maïga Ka
Ndeye Coumba Diakhate
Nafissatou Dia Diouf
Ibrahima Malick Dia
Abdoulaye Elimane KANE
Cheikh-Hamidou Kane
Tafsir Ndické Dièye
Fatoumata Kane
Sokhna Benga
Fatou Diome
Ousmane Socé Diop
Abdoulaye Sadji
Diallo fallémé
[modifier] Sierra Leone
Edward Wilmot Blyden (1832–1912)
Syl Cheney-Coker (b.1945)
Aminatta Forna
Africanus Horton (1835–1883)
[modifier] Somalie
Abdisalam Issa-Salwe
Abdi Sheik Abdi
Abdi Kusow
Ahmed Farah Ali 'Idaja' (Somali: Axmed Faarax Cali 'Idaajaa')
Cabdulqaadir Xirsi 'Yamyam'
Cali Xuseen Xirsi
Faarax Maxamed Jaamac 'Cawl' (1937-1992)
Jaamac Cumar Ciise
Maxamed Daahir Afrax
Maxamed Xaashi Dhamac 'Gaariye'
Mohamed Diriye Abdullahi
Mohamed Haji Mukhtar
Mohamed Ibrahim Warsame 'Hadrawi' (Somali: Maxamed Ibraahim Warsame Hadraawi') (1941–)
Nuruddin Farah (1945– )
Said S. Samatar
Waris Dirie
Yaasiin Cismaan Keenadiid
[modifier] Soudan
AbdAllah al Tayeb
Tayeb Saleh
Muhammad Ahmad Mahgoub
Babikir Badri
Awn Alsharif Qasim
Mansour Khaled
Abel Alier
Ra'ouf Mus'ad
Leila Aboulela
Jamal Mahjoub
Ahmad Baba al Massufi (1556–1627)
Murwan Al-Rasheed
Ibrahim 'Ali Salman (1937– )
Abbakar Adam Ismail
Idrees Jama'a
Yousif Khalil (1943–2005)
Abdul Raheem Glaiati
Malkat Ed-Dar Mohamed
Mahmoud Mohamed Madani
Abdallah Bola
Abdullah Ali Ibrahim
Elhassan Bakrey
Bushra Elfadil
Adil Elqassas
Osman Hamid Suliman
Yahya Fadllalh
Hassan Musa
[modifier] Tanzanie
Mark Behr
Euphrase Kezilahabi (1944– )
Robert Bin Shaaban (1902-1962)
Julius Nyerere (1922-1999)
Hammie Rajab
Penina Mlama
Elvis Musiba
Amandina Lihamba
Edwin Semzaba
Shafi Adam Shafi
Chachage Seith Chachage
[modifier] Tchad
Marie-Christine Koundja (1957– )
[modifier] Togo
Gad Ami (1958– )
David Ananou (1917–2000)
Félix Couchoro
Richard Dogbeh
Kossi Efoui (1962– )
Emilie Anifranie Ehah
Christiane Akoua Ekue (1954– )
Alemdjrodo Kangni (1966– )
Tété-Michel Kpomassie (1941– )
Pyabelo Chaold Kouly (1943– )
Lauryn
Senouvo Agbota Zinsou (1946– )
Yves Emmanuel Dogbe
[modifier] Tunisie
Voir: Liste d'écrivains tunisiens
[modifier] Ouganda
Timothy Wangusa
Moses Isegawa
Catherine Samali Kavuma
China Keitetsi
Mahmood Mamdani
Rajat Neogy
Okot p'Bitek
[modifier] Zambie
Solomon Mutswairo (1924– )
[modifier] Zimbabwe
Tsitsi Dangarembga (1959– )
Chenjerai Hove (1956– )
Doris Lessing
John Marangwanda
Shimmer Chinodya (1957–– )
Dambudzo Marechera (1952–1987)
Nozipa Maraire (1966– )
Charles Mungoshi
Solomon Mutswairo (1924– )
Alexander McCall Smith
Stanlake Samkange (1922–1988)
Andrew Plate (1980– )
Yvonne Vera
Musaemura Zimunya (1949– )
Elias Kudzai Manyara (1981–)
Obediah Mlilo
Marrily Runoona Kuzonyei
Wilson Katiyo (1947–2003)
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