Créer un blog Présentation

Nom du blog :
awassapaul
Description du blog :
Salut je m'appelle Paul AWASSA et je vous souhaite la bienvenue sur mon blog.
Catégorie :
Blog Livre
Date de création :
10.10.2007
Dernière mise à jour :
19.05.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<

Navigation

Accueil
Livre d'or awassapaul
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· Femme nue, femme noire
· Liste d'écrivains africains par pays
· Platon
· CAMARA LAYE
· Léopold Sédar Senghor
· Alfred de Vigny
· Victor HUGO (1802-1885)
· Léon-Gontran Damas
· MOLIERE
· CAMARA LAYE

Statistiques



Ajoutez aux favoris 20 derniers commentaires

bonjour
19.05.2008
Bonsoir
28.04.2008
critique
27.03.2008
Chapeau!
12.03.2008
Ajout
04.03.2008
erreur sur un verset ?
02.02.2008
À CELLE QUI EST RESTÉE EN FRANCE
10.01.2008
RSS

Blogs à découvrir :

· parolimage
· bloghardi
· lesableausablier
· cahierscotentin
· coraliepasquale
· arcaneslyriques
· lesromansdelara
· yanlegoff
· mangasanctuary
· classebacasable

CAMARA LAYE

CAMARA LAYE

Posté le 13.10.2007 par awassapaul
“J’ai fréquenté très tôt l’école. Je commençai par aller à l’école coranique, puis, un peu plus tard, j’entrai à l’école française. J’ignorais alors tout du fait que j’allais y demeurer des années et des années, et sûrement ma mère l’ignorait autant que moi, car, l’eût-elle deviné, elle m’eût gardé près d’elle; mais peut-être déjà mon père le savait-il…

Aussitôt après le repas du matin, ma soeur et moi prenions le chemin de l’école, nos cahiers et nos livres enfermés dans un cartable de raphia.

…l’idée de dissipation ne nous effleurait même pas; c’est aussi que nous cherchions à attirer le moins possible l’attention du maître: nous vivions dans la crainte perpétuelle d’être envoyés au tableau.

Ce tableau noir était notre cauchemar: son miroir sombre en reflétait que trop exactement notre savoir; et ce savoir souvent était mince, et quand bien même il ne l’était pas, il demeurait fragile; un rien l’effarouchait. Or, si nous voulions ne pas être gratifiés d’une solide volée de coups de bâton, il s’agissait, la craie à la main, de payer comptant. C’est que le plus petit détail ici prenait son importance: le facheux tableau simplifiait tout; et il suffisait en vérité, dans les lettres que nous tracions, d’un jambage qui ne fût pas à la hauteur des autres, pour que nous fussions invités, soit à prendre, le dimanche, une leçon supplémentaire, soit à faire visite au maîre, durant la récréation, dans une classe qu’on appelait la classe enfantine, pour y recevoir sur le derrière une correction toujours mémorable.”

Extrait de “L’enfant noir ” (1953)


:: Poster un commentaire

Votre nom : *
Votre adresse email : *
Titre du commentaire : *
Votre message : *
Votre centerblog : http://.centerblog.net

Code de validation

CAPTCHA Image

Pour valider votre commentaire, vous devez recopier ci-dessous le chiffre que vous lisez sur l'image à gauche :

 

Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus