L’émetteur naturel de la parole, selon les Dogons est "constitué comme une forge symbolique, dont le foyer est le cœur, rouge et palpitant comme le feu. Le foie, au niveau duquel se passent d’importants échanges biochimiques, est semblable à un récipient dans lequel l’eau, chauffée par le cœur, entre en ébullition et se transforme en vapeur, légère en cas de bonnes paroles, brûlantes dans le cas de mauvaises.
Projetée à l’extérieur par les poumons qui jouent le rôle de soufflets, la vapeur se dirige en suivant une ligne hélicoïdale qui est celle de la vibration créatrice et pénètre par l’oreille de la personne de l’auditeur.
Suivant en sens inverse son chemin initial, elle condense et redevient liquide. Elle est alors acheminée par les différentes parties du corps".
Cette vision philosophico-spirituelle de la musique devrait inspirer une profonde réflexion sur la nature et le message des musiques actuelles.
Les jeunes ne doivent pas oublier le sens profond de la musique et le vertues que nos ancêtres lui accordait, au profit d’intérêts commerciaux qui contribuent à dévaloriser le sens même de cet art.
Prenons humblement conscience du message des Dogons, et tâchons d’être à la hauteur de leurs idéaux.
Les dogons vivent en Afrique de l'Ouest et comptent à peu près cent mille personnes. D'après Robert Temple (The Sirius Mystery), les dogons sont entrés en contact avec de hideux extra-terrestres amphibiens*, les Nommos, il y a quelque 5000 ans. Les E.T. sont venus sur Terre pour une raison inconnue depuis une planète orbitant autour de Sirius, une étoile située à 8,6 années-lumières d'ici. à part quelques informations astronomiques inutiles, les fameux visiteurs ne semblent pas avoir laissé grand-chose aux Terriens.
L'une des principales preuves avancées par Robert Temple est la supposée connaissance par les dogons de Sirius B, un compagnon de Sirius. Les dogons sont censés savoir depuis toujours que Sirius B orbite autour de Sirius sur une période de cinquante ans. à ce sujet, Temple cite une image tracée dans le sable par les dogons pour expliquer leurs croyances. Néanmoins, le diagramme présenté par Temple est incomplet par rapport à celui que les dogons ont montré à Marcel Griaule et Germaine Dieterlen, anthropologues français et première source de l'histoire de Temple. Ou bien Temple a mal interprété les croyances dogons, ou bien il a manipulé les affirmations de Griaule et Dieterlen pour qu'elles correspondent à sa thèse.
Griaule et Dieterlen décrivent une cérémonie de rénovation du monde, célébrée tous les 60 ans par les dogons. Cette cérémonie est associée à Sirius (sigu tolo, “ l'étoile de Sigui”), une étoile brillante, appellée Sigui. D'après Griaule et Dieterlen, les dogons mentionnent aussi une étoile proche, po tolo “étoile Digitaria” (Sirius B) et décrivent sa densité et son mode de rotation. Griaule n'a pas essayé d'expliquer comment les Dogons auraient pu en savoir tant sur une étoile qui n'est pas visible à l'oeil nu, et n'a fait aucune supposition quant à l'ancienneté de cette information ou à un lien avec l'égypte antique.*
Temple dresse une liste de croyances dogons sur l'astronomie qui semblent étranges. Leurs croyances traditionnelles incluent un système héliocentrique et des orbites elliptiques. Entre autres, ils semblent avoir connaissance des satellites de Jupiter et des anneaux de Saturne. D'où ont-ils pu obtenir ce savoir, sans télescope ni équipement scientifique ? La réponse de Temple, c'est que les dogons l'ont reçu des créatures amphibiennes venues du fin fond de l'espace.
De leur côté, les afrocentristes prétendent que les dogons peuvent voir Sirius sans l'aide d'un télescope grâce à leur vue perçante due aux grandes quantités de mélanine que leur organisme contient ( Welsing, F. C. 1987. "Lecture 1st Melanin Conference, San Francisco, September 16-17, 1987"). évidemment, il n'y a aucune preuve de cette vision supérieure, ni pour aucune autre hypothèse toute aussi improbable, comme celle d'une rencontre entre les Dogons et des égyptiens noirs possédant des télescopes.