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awassapaul
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Bienvinue sur le blog de Paul-Koty. Vous y lirez des articles consacrés à plusieurs domaine.
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Date de création :
10.10.2007
Dernière mise à jour :
13.07.2008
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L’AFRIQUE répond à SARKOZY

Posté le 18.05.2008 par awassapaul
Le 26 juillet 2007 à Dakar, lors de sa première visite en Afrique subsaharienne, Nicolas Sarkozy a profondément blessé les Africains par un discours qui se voulait pourtant amical. Son adresse " fraternelle " à la jeunesse du continent, supposée fonder la nouvelle politique africaine de la France, n’a en effet trompé personne. Elle est vite apparue comme une grossière tentative de maquiller publiquement en œuvre de bienfaisance les crimes de ses ancêtres. Les paroles de Nicolas Sarkozy, émaillées de clichés racistes, ont été centrées sur un mythique homme africain, sur l’âme de l’Afrique ou sur la Renaissance africaine, dont il fait du reste une lecture bien suspecte. Rien sur le rôle réel de l’Europe et des institutions financières internationales dans l’appauvrissement de ce continent. Aucune allusion aux régimes " kleptocrates " et férocement dictatoriaux, soutenus par les différents gouvernements français depuis les " indépendances ". L’Afrique vilipendée à Dakar par Nicolas Sarkozy, c’est celle du pacte colonial, fragilisée par la Françafrique dans un monde de plus en plus organisé et cupide. Voilà ce que dénonce cet ouvrage dont les auteurs, tous de prestigieux intellectuels, viennent de différents pays africains. Ils fournissent d’utiles rappels historiques, face au révisionnisme qui s’entête à réécrire sans pudeur l’histoire de la traite négrière et de la colonisation. Mais l’intérêt de ce livre majeur dépasse le cadre d’une simple réponse à Nicolas Sarkozy : il décrit sans concession les véritables défis qui interpellent l’Afrique d’aujourd’hui et de demain, et l’appelle avec confiance à trouver, par elle-même, les moyens de les relever.




--

Cheikh Anta Diop

Posté le 18.05.2008 par awassapaul
Il est raisonnable de penser qu’un gouvernement fédéral africain donnera des armes égales aux tenants de la religion ancestrale, en provoquant un conseil œcuménique et ses prêtres, pour permettre la création d’une hiéarchie, d’une liturgie mieux adaptée, la formation et l’éducation d’une castes de prêtres à l’échelle du continent, l’approfondissement et la normalisation du dogme sur la base du Monothéisme ancestral. Ce faisant, le gouvernement fédéral futur protégera le continent de toute nouvelle pénétration insidieuse de l’étranger, mettra les Africains à l’abri de toute aliénation culturelle.



Cheikh Anta Diop

Paul AWASSA, le blogeur.

Posté le 18.05.2008 par awassapaul
Je me nomme Paul-Coty AWASSA et ceci est mon blog personnel.
Vous y trouverez des articles consacrés aux sciences, à la culture, à la politique etc...
Si jamais vous avez des suggessions à me faire, vous pouvez laissez des commentaires ou me contacter sur le (00225)04467134 ou encore m'envoyer des mails sur awassa_paul05@yahoo.fr.
JE SALUT TOUS CEUX QUI PAR CE BLOG ME RECONNAITRONS.

Paul-Coty AWASSA, le blogeur.

Comment l’Afrique deviendra puissante, et pourquoi l’Afrique doit devenir puissante

Posté le 17.05.2008 par awassapaul
L’Afrique doit s’unir



THEME CENTRAL DE LA CONFERENCE ORGANISEE A PARIS LES 14 ET 15 MAI 2005 PAR LE CODE ( COLLECTIF DES ORGANISATIONS DEMOCRATIQUES ET PATRIOTIQUES DE LA DIASPORA CAMEROUNAISE ) :
« ROLE ET PLACE DE LA DIASPORA PATRIOTIQUE DANS LE PROCESSUS DE DEMOCRATISATION, LE CHANGEMENT POLITIQUE ET LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIAL DU CAMEROUN »

SUJET DE COMMUNICATION DE MONSIEUR FANKAM THOMAS PRESIDENT DE L’ORGANISATION MONDIALE PANAFRICAINE (O.M.A.)

« COMMENT L’AFRIQUE DEVIENDRA PUISSANTE, ET POURQUOI L’AFRIQUE DOIT DEVENIR PUISSANTE : ROLE DE LA DIASPORA NOIRE AFRICAINE DANS CE PROCESSUS »

Mesdames Mesdemoiselles et Messieurs,
Nous, de l’Organisation Mondiale Panafricaine en abrégé (O.M.A.) sommes très honorés de participer à ce Forum International de la Diaspora Camerounaise où nous avons la responsabilité de dire Comment l’Afrique deviendra Puissante et Pourquoi l’Afrique doit devenir puis-sante avec et par sa Diaspora.



Des conférences, des colloques, des tables rondes, des tête à tête, des discours, des discussions et des entretiens sur le Cameroun en général et sur l’Afrique en particulier se tiennent chaque jour que Dieu a crée à travers le monde. Tellement de choses ont déjà été dites qu’on se surprend à se poser des questions sur la pertinence de nouvelles rencontres qui s’évertuent à reposer les mêmes problèmes dans les mêmes termes sans que les conclusions et les procès-verbaux de tout ce qui a déjà été dit et écrit soient exploitées et utilisées à bon escient, sans que l’on cherche à savoir ce que les autres avaient déjà dit sur le thème que l’on débat, et ce qu’on a fait des conclusions sur lesquelles d’autres sont parvenues. On a la désagréable impression d’ailleurs, que rien ne saurait être dit qui ne l’a déjà été. Donc qu’une nouvelle conférence sur l’Afrique, sur le Cameroun, sur quelque thème que ce soit sera nécessairement du déjà dit, du déjà entendu. Beaucoup de compatriotes ne s’embarrassent plus à se déplacer pour une Conférence portant sur le Cameroun et respectivement sur l’Afrique parce qu’ils estiment que c’est une perte de temps, une perte d’énergie, une perte d’argent ; que c’est toujours une occasion pour certains de venir s’exhiber et se faire voir.

Force est de reconnaître justement que malgré la prolifération des conférences et autres dis-cussions sur les pays africains, sur le Cameroun, les conditions de vie et d’existence dans cette partie du monde, loin de s’améliorer, se dégradent chaque jour davantage et ce à vue d’oeil, au point qu’il ne peut se passer un jour sans que l’on parle de l’Afrique au journal écrit, au journal télévisé ou à la radio en terme de continent de désespoir, et des Noirs en terme de honte de l’humanité, ou de parias et de parasites de la nature. Le comportement des frères et soeurs Africains sur le terrain renforcent plutôt ces a priori qui, bien évidemment, rassurent tous ceux qui ont intérêt à ce que les Nègres restent à l’étroit dans la gestion des affaires de l’ humanité.

L’inefficacité de l’engagement des Africains et autres personnes de bonne volonté de transformer positivement le destin des Noirs tient du seul fait que le problème africain a toujours été mal posé. Ceci étant, il ne faudrait pas s’attendre à un miracle. Un problème bien posé est à moitié résolu. De même, un problème mal posé reste insoluble.

Toutefois, il ne faudrait jamais perdre de vue que les problèmes les plus compliqués auxquels les Nègres d’aujourd’hui sont confrontés seraient inexistants ou résolus si l’Afrique était puissante. Il devient dès lors impérieux et impératif que l’Afrique de-vienne, ou plutôt que l’Afrique redevienne puissante.

Mesdames, mesdemoiselles et messieurs,
Le Processus de démocratisation, le changement politique et le développement économique et social du Cameroun doit avoir pour préalable indispensable le changement d’attitude des sœurs et des frères Camerounais en général, mais des Camerounaises et Camerounais de la diaspora en particulier. En effet, 99% d’Hommes d’État africains ont connus à un moment crucial de leur existence les affres et le dépaysement de l’exil. C’est à l’étranger que l’on apprend à mieux aimer son pays, que l’on comprend que rien ne vaut le chez soi ; c’est à l’étranger que l’on ressent jusqu’à quel point l’on ne peut se sentir mieux que chez soi ; qu’il n’ y a que chez soi où on ne s’entendra jamais dire rentre chez toi. Par rapport à toutes ces raisons, chaque expatrié est logiquement un futur révolutionnaire dans son pays d’origine, un qui ne souhaiterait jamais d’ailleurs que le bonheur de ses concitoyens. Ce qui se passe donc en Afrique est totalement paradoxal. A juger le résultat de l’ action des nôtres à la tête de nos pays, à la tête des ministères importants de nos pays ou à la tête des importantes entreprises étatiques, il est clair qu’ils ont tous échoué et surtout qu’ils se comportent dans leur propre pays comme s’ils y étaient des étrangers, comme si leur patrie était plutôt ailleurs !

Ceux qui s’opposent à la démocratisation, au changement politique et le développement économique et social en Afrique ne sont pas les populations rurales qui constituent en outre les 4/5 de la population totale ! Nul ne se soucie de ces populations-là, ces populations-là qui pourtant nourrissent le pays, le continent, le monde ; ces populations-là qui soutiennent l’économie du pays, de l’Afrique, voire du monde ne comptent pas ! Elles ne sont informées de rien, elles ne décident de rien, elles subissent tout simplement le diktat d’une petite poignée de diplômés, éduqués et autres connaisseurs des réalités occidentales disséminés à travers toute l’Afrique lesquels servent tout simplement de relais à l’impérialisme dont l’ultime dessein est d’étouffer la vie sur le continent qui a donné naissance à la vie , le continent qui continue malgré tout d’entretenir à son détriment la vie sur terre.

Notre préoccupation essentielle au sein de l’ Organisation Mondiale Panafricaine ( O.M.A.) est de sortir l’Afrique et tous les états panafricains de l’univers carcéral dans lequel ils suffoquent depuis plus de cinq cents ans. Cette sortie de l’enfer des pays Africains et panafricains reste le préalable indispensable et nécessaire pour tout développement conscient et responsable du continent africain voire de tous les états panafricains de l’Asie, de l’Amérique et de l’Océanie. La libération de l’Afrique, en même temps qu’elle symbolisera l’ étranglement du système esclavagiste, sonnera nécessairement le glas des forces fascistes qui nous maintiennent couchés sur tout notre long. C’est à partir de ce moment, et seulement à partir de ce moment là, parce que redevenus indépendants et libres que nous, Africaines, Africains et Mélanoderme du monde entier pourrions poser les jalons définitifs d’un développement vertigineux et durable de l’Afrique, de tous les états panafricains, de tous les pays du monde. Nous sommes persuadés que ceci pourrait se réaliser dans un très bref délai. Il suffira tout simplement de réussir à faire comprendre à tout le monde l’origine de la cause profonde et fondamentale de tous nos maux et malheurs.


"Chirac et son ami" Comme prélude à notre action, nous nous refusons de considérer l’Afrique fragmentée , parce que nos ancêtres ne voyaient pas le continent fragmenté. L’Afrique était constituée des grands ensembles, des Empires et des Royaumes. L’esclavage a stoppé brusquement l’unité africaine qui était entrain de se faire tout naturellement, lentement et sûrement. Avant l’esclavage, l’Afrique rayonnait sur le monde. L’une des grandes causes de la faiblesse de l’Afrique d’aujourd’hui est le fait des divisions arbitraires et malsaines opérées en son sein. L’exacerbation des tribus à l’intérieur de ces frontières stratégiques est devenue une plaie béante dans tous les pays africains : L’instinct tribal, encouragé et entretenu par les impé-rialistes et leurs laquais locaux est plus fort que le sentiment national, et l’individualisme prime sur le collectivisme, toute chose qui rentre en discordance avec le Weltanschauung de nos ancêtres Nubiens, Ethiopiens, Ghanéens, Maliens, Congolais, Zimbabwéens, Azaniens, etc...etc.

Les problèmes qui se posent à l’Afrique le sont de manière globale et non locale. La solution à tous ces problèmes doit être aussi bien évidemment globale et non locale. Ce sont des problèmes pensés et créés par des intelligences maléfiques et démoniaques pour tout l’ensemble des pays déclarés par elles PAYS DU TIERS MONDE, PAYS DU QUART MONDE ou encore PAYS PAUVRES TRES ENDETTES.

Avant l’esclavage, l’Afrique rayonnait sur le monde. Après l’esclavage, l’Afrique rayonnera sur le monde.

Une lecture approximative, hâtive et superficielle des difficultés auxquelles se trouvent confrontés les Etats panafricains et les Nègres en Afrique, en Asie, en Amérique, en Australie et en Europe conduit très rapidement à se tromper de combat, d’adversaire, de cause et d’effet.

Nous sommes amenés à toujours occulter et défendre la cause fondamentale de toutes nos misères et de passer le temps à nous attaquer à l’effet causé, au moindre mal, au mal apparent. C’est la raison pour laquelle, malgré toutes nos bonnes intentions, malgré tous nos efforts de sortir l’Afrique du pétrin, notre situation ne cesse de s’aggraver, de s’empirer ; c’est la raison pour laquelle malgré notre ardente volonté de vivre en paix, de développer notre pays, notre continent, nous vivons dans un état de guerre permanente, nous nous battons pour survivre, pour nourrir nos familles sans y parvenir, abandonnant par là-même le vrai combat, le combat pour la libération du continent, le combat pour la libération de l’homme Noir !

La claire majorité d’Africains reste convaincue que nous sommes l’alpha et l’oméga de tous nos malheurs, du sous-développement de l’Afrique, de la misère et de la pauvreté qui sévis-sent sur tout le continent. Comme pour se développer, il faudrait au préalable se débarrasser de toute cause susceptible d’entraver justement le développement, comme chaque Africain dans son for intérieur aime l’Afrique, souhaite son bonheur, et voudrait participer à son déve-loppement, les Africains sont engagés depuis belle lurette à mener un combat acharné contre eux-mêmes, à mener chacun contre chacun une guerre sans merci, chacun soupçonnant l’autre de traître, chacun soupçonnant l’autre de ne point aimer assez l’Afrique. Pendant ce temps, les Impérialistes arment les Patriotes pour chasser leur marionnette du pouvoir, et surarment en même temps leur marionnette pour se débarrasser de tous ceux qui veulent perturber les institutions républicaines et régaliennes. Résultat : Nous nous massacrons, nous nous exterminons et l’impérialiste qui gagne de toute part s’en lave les mains. Conséquence : L’AFRIQUE EST MOURANTE, L’AFRIQUE SE MEURT ! Qui perd ? C’est toujours nous bien sûr !



Persister dans cette voie est suicidaire pour nous et totalement irresponsable car, si nous ne changeons pas radicalement notre attitude dans la manière d’appréhender le problème africain, avant que l’Afrique ne se développe, on ne comptera plus d’Africains en Afrique. l’Afrique ressemblera à tous les égards à l’Amérique et les Africains aux Indiens, ou bien l’Afrique ressemblera à l’Australie, et les Africains aux Aborigènes, c’est-à-dire que les survivants Africains restés en Afrique vivront dans des réserves, dans des parcs, dans des cages comme des animaux féroces, que les Leucodermes et les Xanthodermes viendront visiter pour se distraire, pour se détendre ! Quel sort sera réservé à notre descendance vivant en exil hors d’Afrique ? Nous préférons, pour éviter d’avoir la nausée, de ne point y penser du tout ! Pour que pareille chose ne se réalise pas, il est judicieux que nous commencions par nous réveiller, par ne plus être culturellement, intellectuellement et matériellement aliénés et corrompus au point de continuer à nous confier à nos bourreaux, au point de méconnaître imprudemment sa force de nuisance ou même de ne pas nous apercevoir de l’omniprésence de l’impérialisme et de l’impérialiste qui restent les bénéficiaires privilégiés du sous-développement de l’Afrique et de l’esclavage des Africains. Il est important pour chaque Africain de se laisser convaincre que le rêve de tout Africain, même de celui-là que nous croyons à tort être le plus farouchement opposé au bonheur des siens, est de voir l’Afrique prospère, libre, debout, forte et fière. Aucun Africain ne saurait être contre le développement de l’Afrique ! L’intention de chaque Africain est de participer d’une manière ou d’une autre à l’épanouissement des sœurs et frères de race, au bonheur de l’Afrique, au développement de l’Afrique. C’est ce vœu secret que chacun parmi nous ici présent caresse ; c’est ce vœu secret que ceux qui n’ont pas pu être ici aujourd’hui caressent. C’est encore ce même vœu secret que tous les opposants et tous les non opposants Africains caressent. Il découle de tout ceci que nous voulons tous la même chose, que nous avons tous en vue le même BUT et le même OBJECTIF ! Nous n’atteignons toujours pas ce but commun, nous nous éloignons davantage de ce but commun, parce que, perturbés que nous sommes, perturbés comme nous sommes devenus, manipulés et conditionnés, nous sommes aujourd’hui incapables de voir la vérité en face ! L’éclatante vérité se trouve voilée par une mince étoffe blanche. Nous, parce que devenus blancs, nous, parce que devenus occidentaux par notre éducation et notre culture, sommes devenus de véritables aveugles, de véritables défenseurs et continuateurs inconscients de notre propre esclavage. Retournons à notre source, et nous verrons plus clair. Nous avons la responsabilité de sauver l’espèce humaine et de transformer l’espèce inhumaine.

Mesdames, mesdemoiselles et messieurs,
Tout le malheur de l’Afrique à commencé avec l’esclavage, Tout le bonheur de l’Afrique commencera avec la destruction de l’esclavage !

Ce qui reste certain, c’est que l’esclavage de l’Afrique continue !

Nous, Nègres du monde entier, sommes des esclaves, aujourd’hui encore plus qu’hier ! Ayons le courage de l’admettre. Le reconnaître mais surtout l’admettre, est la voie royale de notre libération, de notre salut.

L’esclavage de l’Afrique n’a pas été initié pour sortir un quelconque pays de l’hémisphère Nord de la misère, mais pour sauver tout un continent et toute une race en péril. C’est un système qui a été minutieusement pensé et confectionné par toute l’intelligentsia blanche du début du XV siècle pour sauver leur humanité menacée d’extinction. Comme chaque système pour se maintenir et perdurer doit évoluer et s’adapter au temps, l’esclavage n’a pas échappé à la règle. Il a pris des formes et des noms divers, passant de la forme brute, matérialisée par le déplacement forcé des populations Nègres de l’Afrique en Europe et en Amérique ; (plus de 200 Millions de Nègres décontinentalisés en quatre siècles et demi) à la forme raffinée sous le terme Colonisation. Les puissances esclavagistes, se rendant compte de la détermination des Esclaves à mettre un terme définitif à leur souffrance, conscients que si les esclaves réussissent à se libérer seuls ils n’auront plus aucune ascendance sur eux, créèrent entre eux deux camps : le camp des abolitionnistes et le camp des nostalgiques. Dans la journée ils tiennent des discours contradictoires, s’opposent entre eux sur la place publique, se cognent ou se tirent même dessus ; et dans la soirée, ils se retrouvent et ensemble font le bilan de leur journée. Les mêmes qui unilatéralement avaient initiés l’Esclavage des Nègres décident tout aussi unilatéralement de son abolition. Le mérite de l’abolition formelle de l’esclavage revient encore et toujours, comme par hasard, aux philanthropes leucodermes. Et du coup, tous les efforts déployés par les Nègres pour leur libération deviennent caduques ! Et du coup aussi, les Nègres se divisent entre eux : une écrasante majorité qui persiste à croire qu’il y a de bons Blancs, et qui continue à se faire rouler dans la farine, et une bonne petite poignée qui reste vigilante, et qui ne se laisse point berner. Deux à trois décennies après l’abolition entre guillemets de l’esclavage, tandis que des Nègres sont encore maintenus esclaves dans certains pays de l’Amérique latine comme le Brésil, les mêmes puissances esclavagistes, 14 au total, se retrouvent en conférence à Berlin de Novembre 1884 à Février 1885 où elles décident de nouvelles stratégies encore plus barbares, encore plus criminelles, encore plus meurtrières, encore plus diaboliques, et encore plus sûres : Les populations ne sont plus déplacées, les indigènes sont maintenus sur place mais dépossédés de leur terre, dépossédés de leur religion, dépossédés de leurs croyances ancestrales, dépossédés de leur culture, dépossédés de leur civilisation, dépossédés de leurs personnalité et contraints par la cravache et le fusil du colon en casque coloniale et par la ruse et la malignité du colon en soutane ou en robe et au moyen de la bible au travail forcé. Pour que les Nègres n’aient pas la force de se soulever contre leurs oppresseurs et agresseurs, les prêtres et pasteurs seront là pour leur rassurer que leur souffrance et leur dénuement sont ce qui les sauvera, ce qui leur ouvrira grandement les portes du paradis : « Heureux les pauvres car le royaume des cieux est à eux ! » comme si eux, Blancs vivant dans l’opulence insolente ne voulaient pas aller au ciel, que les Nègres doivent toujours pardonner et toujours prier pour l’immortalité de l’âme de leurs frères de peau blanche qui à la fin ne font rien de mauvais, qui à la fin ne font que infliger aux Nègres un châtiment qu’ils méritent bien ! Le Diable n’est-il pas semblable au Nègre ? Le Nègre n’est-il pas Nègre parce qu’il est maudit ! Et Dieu qui est le contraire de Satan n’est-t-il pas Blanc ! Malgré la division arbitraire de l’Afrique, malgré toutes les manipulations possibles pour maintenir l’Afrique dans l’esclavage, une génération d’illuminés Africains se soulèveront comme un seul Homme pour revendiquer l’indépendance totale, immédiate et sans condition de l’Afrique. Quand les Colons et tous ceux qui profitent du système esclavagiste se rendront compte qu’ils n’ont pas en face d’eux quelques égarés ou quelques plaisantins affamés qu’on pourrait corrompre avec un peu de pacotilles, mais de véritables patriotes idéologiquement et stratégiquement à point et décidés à libérer la mère patrie coûte que coûte, les impérialistes affûtèrent leurs armes, massacrèrent et massacrèrent des Nègres, nos grands-parents et parents. Alors que nos vaillants nationalistes et leurs armées marquaient des points dans leur lutte de libération de l’Afrique, les Occidentaux anticipèrent derechef sur les événements prenant nos nationalistes de court en décidant d’octroyer unilatéralement l’Indépendance, c’est-à-dire de donner comme cadeau l’Indépendance aux Nègres ! En procédant de la sorte, ils verrouillaient ainsi toute possibilité d’indépendance et de liberté chez nous. Avec cette prise de conscience des Africains, les Colons, ou les esclavagistes, ce qui revient au même, ont compris que le meilleur moyen de nous tenir, c’est de nous abrutir , de pratiquer un matraquage psychologique et spirituel systématique, de nous manipuler, de nous opposer les uns contre les autres et de venir jouer aux arbitres, de nous affamer afin que occupés ou plutôt préoccupés à chercher à manger pour ne pas crever, que nous n’ayons plus le temps de réfléchir sur ce qui nous arrive, que nous soyons mentalement fragile donc facilement corruptible. Et quiconque échappera au schéma de pensée de l’impérialiste sera combattu à mort par les siens, sera taxé par eux de rêveur, de non réaliste ou tout simplement de fou ou de traditionaliste par ceux qu’il voudrait libérer, par ceux à qui il voudrait rendre leur dignité confisquée ! Les colons sont passés ainsi au stade le plus raffiné, le plus perfectionné et le plus perfide de l’esclavage. C’est l’ère que nous vivons aujourd’hui. C’est le stade de l’acculturation, de la dépersonnalisation même du Nègre, de l’aliénation, de la dépendance volontaire, de la mendicité, de la trahison, du nihilisme, de l’autodestruction, de l’indignité, du despotisme, de la terreur, de la guerre généralisée en Afrique, du matérialisme à outrance, de l’indifférence, du règne des maladies toutes catégories et toutes mortelles et de l’omniprésence des troupes fascistes sur les terres sacrées de nos ancêtres sous des prétextes douillets mais surtout fallacieux de force de maintien de la paix.

Mesdames et messieurs, chères sœurs, chers frères,
Toute l’économie occidentale depuis cinq siècles repose sur l’esclavage. C’est l’esclavage qui a permis la renaissance de l’Europe. C’est l’esclavage qui a construit l’Europe ; c’est l’esclavage qui a été à la base de l’industrialisation de l’Occident. C’est l’économie esclavagiste qui est à l’origine de ce que l’Occident est devenu. C’est parce que l’Occident tient sur les épaules de l’Afrique qu’il continue à tenir. l’Occident était sur le point de disparaître de la carte du monde, un peu à l’instar de l’Afrique d’aujourd’hui quand certains in-tellectuels et hommes de l’église ont élaboré le concept de l’esclavage des Nègres dont les résultats ont largement dépassés toute prévision et toute espérance. L’Occident n’a pas seule-ment été sauvé, l’Occident règne aujourd’hui en monarque absolu sur l’humanité toute entière.

L’occident peut-il renoncer à ce qui le rend fort, prospère, puissant et craint ? Notre réponse c’est NON !

L’Occident n’a pas encore pensé un autre système pour suppléer à l’économie esclavagiste. Il ne le pourra d’ailleurs pas en toute vraisemblance !

Que les pays occidentaux esclavagistes ne se sentent pas encore prêts à dédommager l’Afrique pour tout le crime qui a été commis contre elle est la chose la plus normale du monde ; car, dédommager l’Afrique signifie que l’Occident regrette ce qu’il a fait, que l’Occident regrette ce qu’il est devenu ! Dédommager l’Afrique signifierait surtout que l’Occident consent à remettre dans les mains des Africains, son fonds de commerce, son capital, la base et le fondement empirique de son économie, c’est-à-dire que l’Occident renonce à rester puissant pour céder volontairement sa place à l’Afrique.

Les Occidentaux sont assez rusés et malins pour se mettre eux-mêmes la corde au cou. Ils redoutent en effet un renversement de la situation. Ils savent très pertinemment que c’est par la tricherie qu’ils sont là où ils sont ; Ils n’ignorent point qu’on ne peut rien cons-truire de solide sur la base du mensonge et de la force ; que quel que fort et puissant que l’on soit, on finit toujours par devenir faible et impuissant. Les Occidentaux redoutent sur-tout la revanche des Nègres ! Ce qu’ils ne savent pas, ce qu’ils ignorent encore peut-être, c’est que l’Homme Noir n’est pas revanchard. Seul le Noir est capable de Pardon ! Seul un Noir peut dire : « pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ! » C’est tout dire sur la nature et le caractère originel du Nègre ! Le Blanc est allé tellement loin dans sa volonté de détruire le Nègre, de détruire son géniteur, qu’il se trouve aujourd’hui obligé pour se protéger, pour être à l’abri de quelque surprise désagréable, de ne plus dormir en paix, de mentir davantage, de manipuler davantage, de se contredire davantage, de tromper davantage, de détruire davantage la nature, c’est-à-dire la vie pour maintenir la distance entre lui et l’Afrique aussi longtemps que possible dans l’espoir de retarder l’échéance de sa déchéance.

Chères sœurs, chers frères,
Nous croyons qu’en nous opposant les uns contre les autres, qu’en revendiquant la démocratie, la justice, l’égalité des chances pour tous et la paix sociale nous participons très activement à l’amélioration des conditions de vie et d’existence chez nous en Afrique ! Non. Nous mettons la charrue avant les bœufs. A l’état actuel des choses, nous nous éloignons davantage du but escompté. En fonctionnant dans des conditions définies et élaborées par les Occidentaux, nous jouons tous simplement un jeu très minutieusement concocté par les esclavagistes pour nous distraire, pour nous détourner du problème fondamental : la lutte pour la Survie de la race noire, la race de référence qui suppose l’union de tous pour cette ultime cause. Pour le moment, cette union est difficile, cette entente est difficile parce que nous prenons la cause pour l’effet et concentrons toute notre énergie à mener le faux combat. La souveraineté de notre continent qui nous échappe depuis 5 siècles se ferait dans un temps record si nous avions compris ! Pour maintenir le statut quo qui est tout à fait à notre désavantage, il faut bien que des dictateurs soient créés, que des pilleurs le soient aussi, que des partis politiques, des modèles de sociétés, des formes de gouvernement, des patriotes et des antipatriotes, des nationalistes et leurs contraires voient le jour. Il faut naturellement que des esclavagistes se retrouvent partout, au sein du staff de décision de nos armées en tant que conseillers, dans nos présidences en tant que conseillers, dans toutes les rencontres stratégiques des Africains en tant que conseillers ou observateurs, sans oublier les actions toujours floues des Organisations Non-Gouvernementales et toutes ces Organisations Internationales qui contrôlent tout chez nous, qui nous dictent comment nous devons agir et réagir devant telle ou telle situation, comme si la pléthore de diplômés, et d’anciens de grandes écoles et de grandes Universités de l’Occident qui nous gouvernent en Afrique n’étaient ni plus ni moins que d’éternels grands enfants incapables d’ initiatives et de vision pour leur continent l’Afrique !

Si la démocratie telle que pratiquée en Occident venait à devenir une réalité en Afrique, et ceci est le vœu de toutes les Africaines et de tous les Africains sans exception, le pillage de nos ressources naturelles cesserait ; les pays africains frapperaient désormais leurs propres monnaies ; l’unité africaine cesserait d’être un slogan creux pour devenir une réalité palpable ; les pays africains n’auraient plus besoin d’observateurs étrangers lors des différentes élections en Afrique ; les prix de nos matières premières seront dorénavant fixés par les Africains eux-mêmes ; la transformation de ces matières premières se ferait sur place ; le système éducatif sera pensé par les éducateurs Africains en rapport avec les réalités africaines et aux problèmes spécifiques auxquels ils se trouvent confrontés ; le système juridique sera adapté au contexte africain et les juges et procureurs de la république porteront désormais des tenus sensées ayant quelque chose à voir avec nos traditions ; les discours de nos élus locaux seraient dorénavant destinés aux populations locales dans les langues qu’elles comprennent et non plus prononcés dans les langues coloniales qu’elles ne comprennent pas ! Les langues de communication en Afrique ne seraient plus des langues coloniales qui témoignent éloquemment de notre statut d’esclaves ; les paysans qui constituent 80% de la population totale en Afrique ne seraient plus totalement exclus de la gestion du pays dont ils maîtrisent toutes les réalités et tous les méandres mieux que quiconque, mieux que tous ces déracinés qui ignorent tout de nos réalités, des réalités des pays qu’ils dirigent ; la valorisation de l’histoire africaine se fera, et avec elle, la valorisation de tous les héros et grands Hommes de chez nous ; plutôt que de nous éloigner à la vitesse du cheval de notre source, nous tâcherions désormais de nager contre le courant qui nous mène vers une destination inconnue ; les Africains vivant en exil rentreront automatiquement, et ceux vivant en Afrique n’abandonneront plus leur continent aux Européens, et autres prédateurs étrangers ; les guerres cesseront en Afrique et la paix lui emboîtera le pas. Le rêve de toutes les Africaines et de tous les Africains sans exception, le rêve de chaque Africaine et de chaque Africain de voir l’Afrique forte et prospère deviendra ainsi réalité.

Rassurés du soutien de tous, nos décideurs cesseront d’être des marionnettes et deviendront de véritables Hommes d’État, de véritables Hommes forts, de véritables souve-rains et auront le courage désormais de dire ce qu’ilspensent à n’importe quelautre chef d’État quelle que soit sa couleur, sa grandeur, sa grosseur, ou sa largeur !

Les Occidentaux sont tout à fait conscients de ce que cela leur coûtera s’ils venaient à perdrele contrôlede l’Afrique ! Que deviendraient toutes ces industries qui se sont développées à partir de la matière première provenant en priorité de l’Afrique : Banane, café, cacao, coton, caoutchouc, pétrole, or, diamant, cuivre, bauxite, phosphate, cobalt, coltan, argent, bois, fer, aluminium, uranium, plutonium... etc... etc et qui ont déjà fait des calculs et des projets sur vingt cinq, cinquante, cent ou même deux cents ans ? Si l’Occident perd l’Afrique, l’Occident est perdu ! Les Occidentaux en sont conscients mieux que nous, mieux que quiconque.


Le président de la République, M. Jacques Chirac, avec ses homologues Chefs d’État d’Afrique centrale, notamment le président de la République du Cameroun, M. Paul Biya (2ème à partir de la gauche). C’est aux Africains et rien qu’aux Africains qu’il incombe aujourd’hui de trouver les recettes contre les maux et malheurs de leur continent. Le préalable indispensable à ceci est l’ENTENTE. Une fois puissante, l’Afrique imposera nécessairement le règne de la culture maâtique au monde tout entier. Cette civilisation africaine authentique reposant sur la maternité et la spiritualité engendrera automatiquement la Justice, l’Amour et la Paix qui sont des valeurs sublimes. L’Homme redevenu humain deviendra l’image réfractée de Dieu.

Mesdames, messieurs,
Ne nous trompons pas d’adversaires ! Ne nous trompons pas de combat ! Ne confondons pas la cause et l’effet !

Nous n’avons pas besoin d’esclavagiser les autres pour devenir puissants. Nous n’avons pas besoin de passer par les étapes que les autres ont suivi pour devenir puissants. Nous avons tout ce qu’il faut : la matière première, la matière grise, les bras valides pour justement travailler cette matière première, mais surtout la grâce de DIEU. Ce qui nous manque, c’est la prise de conscience de ce que nous sommes, de ce que nous sommes capables ensemble de réaliser. C’est la prise de conscience que mon frère est mon allié naturel, et non mon ennemi juré, qu’il est celui dont j’ai absolument besoin pour être fort, quelqu’un sur qui je peux, quelqu’un sur qui je dois m’appuyer pour me hisser au plus haut point et me maintenir au faîte de la gloire. Les Nègres doivent toujours avoir présent à l’esprit que tant que l’Afrique restera couchée, la Paix mondiale, la Justice, l’Amour et le Bonheur universel resteront couchés.

L’Homme Noir a une responsabilité unique vis-à-vis de la nature, vis-à-vis de l’Univers, vis-à-vis d’autres Hommes. En tant que fille aînée de Dieu, en tant que fils aîné de Dieu, en tant que celui de qui sont issues d’autres races, la Noire, le Noir doit dorénavant jouer pleinement son rôle maternel, son rôle paternel, son rôle d’éducateur et de directeur de l’humanité toute entière pour le bonheur de tous et de chacun.

La tâche la plus importante à laquelle la Diapora devrait s’atteler, reste celle de la désintoxication, de la déprogrammation et de l’orientation de la jeunesse africaine. Ce ne sera pas une mince affaire, mais ce sera hautement bénéfique pour tous. C’est alors que bien formée parce que bien informée et bien éduquée, une nouvelle race de jeunes Africains s’attelleront à rechercher la paix, l’unité et la fraternité au sein de la grande famille panafricaine, condition sine qua non de notre renaissance. Si le peuple sait là où se trouve son intérêt, il se battra pour cela. Il faudrait tout faire pour éviter ce qui nous mettra en guerre les uns contre les autres. Si nous supprimons la haine parmi nous, c’est que le pari du développement, de la prospérité, de la souveraineté et de la liberté est gagné. Faisons tout pour gagner ce pari là. Notre survie sur cette terre y dépend. La survie de l’humanité toute entière y dépend.

N’oublions jamais que l’Afrique pour s’en sortir a besoin de tous ses enfants. Seule une action concertée nous permettra d’échapper à l’hécatombe, d’échapper à notre mort programmée. Ayons la force, et le courage de nous réconcilier pour le bonheur de nos enfants. Aujourd’hui, Français et Allemands s’appellent frères et sœurs et mangent dans le même plat ! Les Anglais et les Français, tout autant que les Anglais et les Allemands font pareillement. C’est pourtant la première fois dans l’histoire que ces peuples font plus de 30 ans sans se faire la guerre. Ils ont compris finalement qu’ils ont passé le temps à faire le mauvais combat, à se faire mutuellement du tort, à s’affaiblir inutilement.

Les Etats Africains ont besoin de l’expertise de tous leurs enfants pour renaître. L’UNION FAIT LA FORCE ; chaque Africain en est conscient et convaincu. L’union sup-pose pourtant le rassemblement des choses disparates, des choses contraires même pour faire un tout homogène.

S’il est vrai que l’Union fait la Force, il reste aussi vrai que LA DIVISION FAIT LA FAI-BLESSE.

L’UNION SAUVERA L’AFRIQUE, L’OPPOSITION LA PERDRA.


LES ETATS UNIS D’AFRIQUE (...) « l’Afrique n’est pas un continent d’opposition, mais un continent de juxtaposition ». Puisse la diaspora patriotique intérioriser et faire sienne cette vérité pour le bonheur de nous tous, pour le bonheur surtout de nos enfants, de nos petits-enfants et de nos arrières petits-enfants ?

Nous vous remercions pour votre attention.

Pour l’O.M.A., le président

FANKAM THOMAS

Infos relayées par ETILE R-L


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Nicolas Sarkozy est revenu nous insulter sur nos terres

Posté le 17.05.2008 par awassapaul
En dédouanant la colonisation des conséquences désastreuses de quelques-uns de ses nombreux crimes, en faisant les louanges de la colonisation, le Président français prouve, à suffisance, qu’il a l’intime conviction que les responsables politiques africains manquent singulièrement de courage devant l’adversité.



Première publication : 2 août 2007

Les oreilles de l’Afrique bourdonnent encore des propos méprisants proférés, lors d’une visite officielle en Décembre 2006 au Mali, par le candidat à l’élection présidentielle française, Nicolas Sarkozy.

Analysant sa tristement célèbre phrase « La France n’a pas besoin de l’Afrique » , d’aucuns avaient cru, à tort ou à raison, que celle-ci rentrait seulement dans le cadre d’une stratégie électorale destinée à capter les voix des militants de l’extrême droite de son pays et de ses compatriotes qui vivent de l’Afrique tout en voulant faire croire le contraire.

Mais pour montrer qu’il reste cohérent dans ses rapports hautains avec l’Afrique, Nicolas Sarkozy, moins de trois mois après son élection à la tête de l’Etat français, précisément le 26 juillet 2007, s’est empressé de venir nous humilier, à nouveau.

Pour ce faire, il a choisi de s’adresser à la jeunesse africaine depuis le Sénégal autre symbole de la domination outrancière de son pays à travers ses bases militaires et sa pléthore d’expatriés.

Et Abdoulaye Wade , le maître du Sénégal l’a mis dans les meilleures conditions en lui offrant l’espace de l’université Cheikh Anta Diop, haut symbole de la Renaissance Africaine.

Devant un public nombreux, qui se dégrossissait progressivement, n’en pouvant plus d’entendre ses paroles méprisantes et méprisables, Nicolas Sarkozy a tenu un long discours où les contradictions les plus flagrantes côtoient allégrement les contre-vérités criardes qui témoignent de sa méconnaissance totale de l’histoire africaine sinon de sa volonté de rabaisser les Africains.

Voici deux exemples, entre autres, des incohérences des propos du Président français.

« Je veux, ce soir, m’adresser, à tous les Africains qui sont si différents les uns des autres, qui n’ont pas la même langue, qui n’ont pas la même religion, qui n’ont pas les mêmes coutumes, qui n’ont pas la même culture, qui n’ont pas la même histoire et qui pourtant se reconnaissent les uns les autres comme des Africains. Là réside le premier mystère de l’Afrique. »

Aucun étranger ne pouvant connaître un peuple mieux que ce dernier, Nicolas Sarkozy voit un mystère là où il n’y en a pas. Il ignore ou feint d’ignorer que les migrations à l’intérieur de l’Afrique, font que chaque groupe humain, sur toute l’étendue du continent au sud du Sahara, est une branche d’un tronc commun dont il a gardé l’essentiel de la vision du monde. Plus que le partage de l’espace physique, c’est le partage d’une tradition commune qui fait que les Africains se sentent tous des Africains.

C’est d’ailleurs pour cette raison que Nicolas Sarkozy donne de l’ampleur à ses contradictions en parlant, plus loin, dans son discours du paysan africain et non de paysans africains.

Dans le second exemple d’incohérence, il affirme :

« Oui, je veux m’adresser à tous les habitants de ce continent meurtri, et, en particulier, aux jeunes, à vous qui vous êtes tant battus les uns contre les autres et souvent tant haïs, qui parfois vous combattez et vous haïssez encore mais qui pourtant vous reconnaissez comme frères, frères dans la souffrance, frères dans l’humiliation, frères dans la révolte, frères dans l’espérance, frère dans le sentiment que vous éprouvez d’une destinée commune, frères à travers cette foi mystérieuse qui vous rattache à la terre africaine, foi qui se transmet de génération en génération et que l’exil lui-même ne peut effacer. »

A l’évidence, il n’est pas nécessaire d’être un surdoué de la raison raisonnante pour s’apercevoir que cette partie du discours s’inscrit en faux contre ses propos ci-dessus cités.

En effet, si les jeunes africains se sentent mus par une destinée commune et par la même foi mystérieuse, transmise de génération en génération et qui les rattache à leur Matrie, l’Afrique, c’est bien par ce que les Africains ne sont pas différents les uns des autres.

Par ailleurs, pour donner du crédit à ses affirmations légères, Nicolas Sarkozy aurait pu citer un exemple où des jeunes africains ont quitté leur pays pour aller en combattre d’autres ; ou un autre dans lequel des jeunes du même pays se sont battus les uns contre les autres sans, le cas échéant, avoir été manipulés par des adultes inconscients dont le but ultime est de jouir de miettes de pouvoir que, justement, la France ou d’autres puissances occidentales, consent à leur donner pour services rendus.

Mais le Président français sait ce genre d’exercice périlleux !

Il a donc préféré se contenter d’affirmations gratuites ; l’essentiel étant pour lui d’essayer d’accentuer le complexe d’infériorité des jeunes Africains et surtout de leur faire tourner le dos à leurs Ancêtres et à la Tradition patiemment élaborée par eux.

Les passages, ci-dessous de son discours sont significatifs à cet égard.

« La colonisation n’est pas responsable de toutes les difficultés actuelles de l’Afrique. Elle n’est pas responsable des guerres sanglantes que se font les Africains entre eux. Elle n’est pas responsable des génocides. Elle n’est pas responsable des dictateurs. Elle n’est pas responsable du fanatisme. Elle n’est pas responsable de la corruption, de la prévarication. Elle n’est pas responsable des gaspillages et de la pollution ».

Puis, parlant des bienfaits imaginaires du colon, il ajoute :

« Il a pris mais je veux dire avec respect qu’il a aussi donné. Il a construit des ponts, des routes, des hôpitaux, des dispensaires, des écoles. Il a rendu fécondes des terres vierges, il a donné sa peine, son travail, son savoir. Je veux le dire ici, tous les colons n’étaient pas des voleurs, tous les colons n’étaient pas des exploiteurs. »

En dédouanant la colonisation des conséquences désastreuses de quelques-uns de ses nombreux crimes, en faisant les louanges de la colonisation, le Président français prouve, à suffisance, qu’il a l’intime conviction que les responsables politiques africains manquent singulièrement de courage devant l’adversité.

Les observateurs attentifs auront remarqué qu’aucune question de la presse, ni la tournure de sa conférence ne l’ont invité à un tel épanchement de sentiments irrespectueux.

Et les mêmes observateurs auront également noté qu’en Libye où il s’était rendu la veille de sa visite au Sénégal, comme en Algérie et en Tunisie où il a également été reçu, depuis son élection, l’audacieux Président français n’a pas osé tenir le même discours.

Il sait pertinemment que la réaction des dirigeants de ces pays aurait été immédiate pour relever le caractère mensonger des affirmations historiques totalement infondées qu’il sert à l’Afrique des dirigeants noirs, majoritairement ignorants de l’histoire de leur peuple et prêts à toutes les compromissions pour conserver leur mandat de nouveaux gouverneurs de l’Afrique et pour survivre de mendicité internationale.

Il convient de porter à la connaissance de nos dirigeants et de rappeler à leur hôte encombrant et arrogant ainsi qu’à ses inspirateurs, c’est-à-dire, les africanistes euro-centristes, révisionnistes, négationnistes et négophobes une vérité immuable.

La qualité d’une civilisation se mesure à sa capacité à garantir à tout son peuple la satisfaction des besoins fondamentaux de la vie ; à savoir une éducation de qualité, une santé de qualité, une nourriture de qualité, un logement décent, un habillement convenable.

Or, jusqu’à la veille de la colonisation, commencée au Sénégal, dans la seconde moitié du 19ème siècle, l’Afrique était en avance sur l’Europe dans les domaines essentiels de la grande activité humaine.

Au plan éducatif, la distribution du savoir et de la connaissance se faisait, en Afrique, à travers la structure verticale familiale et la structure horizontale sociale au sein de classes d’âge. Ainsi, dès l’adolescence, l’enfant connaissait l’essentiel des mythes fondateurs de la société, savait ce que cette société attendait de lui, était imprégné du sens de la solidarité active, du sens du sacrifice utile, etc.

En France, puisque c’est la France qui nous intéresse, la grande majorité des enfants issus du tiers-Etat, qui représentait plus de 80 pour cents de la population, ne savait rien à l’extérieur des frontières de leur village. Il faudra attendre Jules Ferry, qui libérera l’école de l’emprise de l’église pour que vers la fin du 19ème siècle, plus d’enfants puissent découvrir d’autres réalités.

Au plan de la santé, de la nourriture, et du logement, le silence des ouvrages occidentaux pourtant prompts à dénigrer l’Afrique, sur l’existence d’handicapés physiques, d’handicapés mentaux, de famines, de mendiants, de sans-abri, est la meilleure preuve que le colon a trouvé, à son arrivée en terre africaine, un peuple sain de corps et d’esprit.

En France, les épidémies répétitives de peste, de choléra, de diarrhées vertes, de fièvre typhoïde, de tuberculose étaient responsables de milliers de morts tandis que les famines et l’appropriation des terres par la noblesse et le clergé, faisaient d’autres milliers de vagabonds qui finissaient régulièrement dans les prisons.

Au plan de la science, il n’est pas inutile de rappeler, entre autres réalités, que l’Europe attendra le 15ème siècle pour découvrir, grâce à ses télescopes, l’étoile naine Pô-Tolo, compagne de Sirius connue des Africains depuis les temps immémoriaux.

Il est intéressant de rappeler, également, que c’est grâce aux Africains, que Nicolas Sarkozy a pu inscrire dans son agenda le mois et les jours de ses visites en Afrique ; car ce sont bien les Africains qui ont inventé le calendrier et aussi l’écriture.

La vérité vraie est que la colonisation a tiré l’Afrique vers le bas.

Pour construire ses ponts et ses routes afin d’acheminer vers les ports et à destination de l’Europe les matières premières volées à l’Afrique, le colon a réquisitionné, dans le cadre du travail public obligatoire, les forces vives des villes et des villages, qui par dizaines de milliers ont perdu la vie, qui par d’autres dizaines de milliers sont devenus des handicapés à vie.

Pour construire ses ponts et ses routes afin d’acheminer vers les ports et à destination de l’Europe les matières premières volées à l’Afrique, le colon a déplacé des populations entières de régions où elles avaient choisi de se fixer du fait de l’environnement favorable, pour les obliger à s’installer, presque toujours, dans des régions hostiles.

En construisant ses hôpitaux et ses dispensaires, afin de disposer, à tout moment, d’une masse de serviteurs en bonne santé, le colon a tout simplement voulu pallier le recul de la médecine traditionnelle que les spécialistes africains ne pouvaient plus assurer avec efficacité ayant été éloignés des régions dont ils connaissaient les plantes médicinales.

En construisant ses écoles, le colon a cherché à façonner un Africain déculturé, acculturé, reprogrammé pour se renier. Car l’école et particulièrement sa langue de formation véhiculent un univers culturel propre ; à ce titre, l’école française, comme toutes les écoles occidentales, est un instrument de génocide culturel.

Aujourd’hui, comme hier, toutes ses infrastructures routières, portuaires, sanitaires, scolaires, continuent de servir la France et la France seulement dans l’intérêt exclusif de laquelle elles ont été réalisées aux prix d’énormes sacrifices auxquels les Africains ont été contraints et forcés.

On se souvient encore qu’après le « Non » de Séku Turé, à la communauté française, en 1958, le Général de gaulle a vidé la Guinée de tout ce qu’il pouvait ; jusques et y compris les machines à dactylographier, les stylos et les gommes.

A l’évidence, s’il avait pu, il aurait enroulé ses ponts et ses routes pour les emporter avec lui.

Si l’Afrique croule sous le poids humiliant des maladies chroniques, des famines, de la dictature responsable de ses autres maux, à savoir la prévarication, la corruption, les génocides, etc. c’est toujours à cause de la colonisation dont la nouvelle forme est le néocolonialisme.

C’est pendant la colonisation que les maladies vénériennes telles que la syphilis, la blennorragie, les affections comme la lèpre, l’onchocercose, la maladie du sommeil etc. ont fait leur apparition en Afrique.

C’est après la colonisation que les Pères fondateurs de la Nation ont fait leur apparition, dont la plupart se sont proclamés Présidents à Vie, avant d’instituer une « Monarchie Présidentielle » qui peut remplacer le père par le fils.

A-t-on jamais entendu la France condamner, ne serait-ce que du bout des lèvres, ces pratiques malsaines ?

A-t-on jamais entendu la France dire non à l’approvisionnement des comptes de ses banques, à l’investissement dans son patrimoine immobilier des centaines voire les milliers de milliards de francs CFA régulièrement volés à l’Afrique par ses dirigeants corrompus au vu et au su de tous et surtout de ses services de renseignements ?

Mais le Président français et ses inspirateurs africanistes euro-centristes négationnistes, révisionnistes et négrophobes ne sont pas troublés par les contrevérités et les contradictions qui cheminent ensemble dans leurs discours habituels, toujours enclins qu’ils sont à vouloir réécrire l’histoire de l’Afrique à la place des Africains.

Leur objectif vise à substituer aux millénaires de vie commune et de Tradition africaine, la durée de la colonisation, si éphémère sur l’échelle du temps ; à peine une cinquantaine d’années !

Cet objectif est rappelé par Nicolas Sarkozy avec insistance :

« La colonisation fut une grande faute mais de cette grande faute est né l’embryon d’une destinée commune. Et cette idée me tient particulièrement à cœur »,

« Pour le meilleur comme pour le pire, la colonisation a transformé l’homme africain et l’homme européen »,

« Je suis venu vous dire que cette part africaine et cette part européenne de vous-même forment votre identité déchirée »,

Et, croyant la jeunesse africaine aussi ignorante et résignée que ses dirigeants politiques, il lui certifie que c’est la seule voie possible pour connaître le bonheur de vivre.

« Je suis venu vous dire que la part d’Europe qui est en vous est le fruit d’un grand péché d’orgueil de l’occident mais que cette part d’Europe en vous n’est pas indigne » ,

« Car elle est l’appel de la liberté, de l’émancipation, de la justice et de l’égalité entre les femmes et les hommes »,

« Car elle est l’appel à la raison et à la conscience universelles »,

« Le défi de l’Afrique...c’est de s’approprier les droits de l’homme, la démocratie, les libertés, l’égalité, la justice comme l’héritage commun de toutes les civilisations et de tous les hommes ».

Mais la jeunesse africaine sait qui elle est et ce qu’elle vaut. Elle comprend donc parfaitement que le métissage culturel auquel elle est invitée a pour finalité de diluer les valeurs inégalables de son peuple dans une prétendue civilisation mondiale qui se conjugue exclusivement au mode et au temps de la civilisation judéo-chrétienne, occidentale et ultralibérale.

La jeunesse africaine sait que, pendant que les Européens vivaient dans des huttes et sous des tentes, pendant qu’ils s’habillaient de peaux de bêtes, faisaient des sacrifices humains, ses Aïeux bâtissaient des pyramides et édictaient 42 commandements, ancêtres des 10 commandements de Moïse, afin que soit maintenu par les humains l’Equilibre de la création dans le respect strict de la Justice et de l’Harmonie Universelles.

La jeunesse africaine sait qu’en présentant le Créateur comme une entité androgyne, ses Ancêtres proclamaient la complémentarité de la femme et de l’homme.

La jeunesse africaine sait que la Charte du Mandé, élaborée au 13ème siècle par Sundiata Keïta et ses compagnons, précède la Déclaration des droits de l’Homme et des Peuples de 600 ans.

La jeunesse africaine sait que pendant toute l’Europe étaient parsemée de prisons privatives de liberté, pas même un semblant de cellule n’existait nulle part en Afrique. Car, dans la Vision Africaine du Monde, l’être humain est une parcelle de la Force Vitale Divine emprisonnée dans un corps ; aussi sacré que Dieu, on ne peut l’emprisonner parce que nul ne peut emprisonner Dieu.

La jeunesse africaine sait que la Renaissance Africaine passe nécessairement par la réappropriation de toute la Tradition léguée par ses Ancêtres.

Elle sait que la Tradition est antérieure à la Religion, qu’elle est la Vision du Monde par laquelle un peuple appréhende et agit sur tout son environnement palpable et invisible.

Elle sait que la Tradition est l’âme d’un peuple et la Tradition n’est jamais statique ; elle est dynamique et elle suit l’évolution de son temps en s’élaguant d’éléments obsolètes et en s’enrichissant d’éléments nouveaux parfaitement digérables, par elle-même choisis et par elle seule.

La jeunesse africaine sait que seule la Tradition patiemment élaborée par ses Aïeux lui permettra de retrouver et de s’imprégner de la confiance des grands Bâtisseurs qu’ils étaient ; les meilleurs modèles à suivre sont toujours les modèles issus de ses propres rangs.

Elle est, à présent, animée de la certitude que ses Ancêtres ont été les guides éclairés de toute l’humanité, ayant été les premiers à explorer et à déblayer tous les sentiers de l’immense activité humaine.

Voilà pourquoi elle n’a aucun mal, contrairement à ses dirigeants politiques, à se rendre compte des immenses lacunes du Président français dans sa lecture de l’histoire africaine, lorsque ce dernier déclare péremptoire :

« Le problème de l’Afrique, c’est de cesser de toujours répéter, de toujours ressasser, de se libérer du mythe de l’éternel retour. C’est de prendre conscience que l’âge d’or qu’elle ne cesse de regretter, ne reviendra pas pour la raison qu’il n’a jamais existé »,

« Le problème de l’Afrique, c’est que trop souvent elle juge le présent par rapport à une pureté des origines totalement imaginaire et que personne ne peut espérer ressusciter »,

« Le problème de l’Afrique, ce n’est pas de s’inventer un passé plus ou moins mythique pour s’aider à supporter le présent mais de s’inventer un avenir avec des moyens qui lui soient propres. »

La jeunesse africaine sait que le Présent est toujours la conséquence du Passé et que l’Avenir sera celle du présent. C’est le triptyque du Temps dont les trois dimensions sont étroitement liées.

Aussi, pour que l’Avenir soit conforme qu’à ses attentes, tout peuple digne de ce nom, doit reconstruire et consolider son Présent si celui-ci est phagocyté par des valeurs étrangères qui tuent pour survivre.

Si cela n’est pas vrai, que Nicolas Sarkozy et ses inspirateurs africanistes euro-centristes négationnistes, révisionnistes et négrophobes expliquent au monde pourquoi le Passé de leur peuple, depuis le commencement, est enseigné dans les écoles françaises, pourquoi toute trace de l’occupation allemande a été effacée de la société française, pourquoi ils ne conseillent pas aux Juifs de cesser de répéter et de ressasser les événements liés à la Shoah.

Ce sont sans doute toutes ces incohérences qui ont conduit de nombreux jeunes et des moins jeunes à quitter l’Université Cheikh Anta Diop en plein discours du Président français.

D’autant plus que par ses contrevérités historiques énormes, Nicolas Sarkozy était en train de salir la mémoire de ce Grand Africain dont l’université porte le nom.

D’autant plus que Nicolas Sarkozy a également choisi ce lieu pour prendre à témoin le premier Président du Sénégal, le gravement aliéné culturel Léopold Sédar Senghor qui a combattu Cheikh Anta Diop toute sa vie durant.

La jeunesse africaine sait enfin que la colonisation est un autre grand crime contre l’humanité et que ce crime est imprescriptible.


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QUE CELA SOIT ECRIT, REPETE..........

Posté le 17.05.2008 par awassapaul
Bref, encore une fois la France, aujourd’hui celle de Sarkozy, soutient un assassin, Idriss Deby, qui selon Amnistie Internationale, est coupable d’exécutions sommaires, d’arrestations arbitraires et de toutes sortes de crimes. Il a accédé au pouvoir par un coup d’État. Et voilà le « Pays des Droits de l’Homme » (droits de l’Homme blanc bien sûr) qui vole encore une fois au secours d’un dictateur. Nous nous souvenons du cas de Mobutu qui dut son salut à un certain Giscard d’Estaing. Un consensus universel rassemble partis politiques pour maintenir les nègres francophones sous le joug de la France. La seule région du monde où l’on ne voit jamais le président français intervenir pour faire libérer des prisonniers politiques, c’est l’Afrique.

Pour toutes ces raisons nous accusons le pouvoir français d’hier et d’aujourd’hui. Pour toutes ces raisons nous condamnons les dictateurs africains. Pour toutes ces raisons, nous devons sans cesse stigmatiser les dirigeants noirs qui ont accepté de se faire l’instrument du désespoir du continent noir. Nous avons le devoir et l’obligation d’inciter la jeunesse africaine à se révolter contre tous les dictateurs africains soutenus par la France ; pour que cette jeunesse puisse enfin retrouver sa liberté de parole, sa dignité. Tout peuple d’Afrique (comme tous les peuples libres de la terre) doit être responsable de son avenir, de son destin ; il doit être aux commandes de ses propres affaires dans son pays ; et aucun dictateur, aidé d’une bande de malfrats africains et français, ne doit plus confisquer au peuple son droit de vivre, son droit d’étudier son histoire, son droit d’être bien nourri, son droit d’être libre, son droit de vote…bref son droit d’être heureux sur la terre de ses ancêtres.

"Que chacun reste chez soi et les moutons seront bien gardés"

Que cela soit écrit, répété, relayé ; Que cela s’accomplisse.

Rien n’a changé en réalité dans les dispositions de l’Élysée à l’égard de l’Afrique.

Posté le 17.05.2008 par awassapaul
Rien n’a changé en réalité dans les dispositions de l’Élysée à l’égard de l’Afrique. Charles De Gaulle a créé un système, la « Françafrique » , pour remplacer l’ancien système colonial. Ce système fait de De Gaulle un criminel contre l’Humanité (Nous citons simplement les massacres au Cameroun) ! De De Gaulle à Sarkozy, ce système a perduré ! C’est toujours le même choix, en faveur des dictateurs, contre les peuples. Aujourd’hui encore, « Amnistie internationale a reçu des informations qui laissent entendre que l’armée tchadienne va poursuivre ses arrestations illégales visant des civils et des membres de la société civile, notamment des journalistes et des défenseurs des droits humains. Et le 6 février (2008), jour où les exécutions extrajudiciaires auraient eu lieu, le ministre français de la Défense Hervé Morin, présent à N’Djamena, a assuré le président Idriss Déby du soutien sans faille de la France. » (voir http://www.amnistie.ca/content/view/11427/107/)

Le gouvernement tchadien contrôle strictement la liberté de parole et de la presse et cette emprise s’est resserrée dangereusement au cours des dernières semaines. Les journalistes tchadiens sont la cible de manœuvres d’intimidation, de harcèlement et d’arrestations sans mandat et ce phénomène s’accentue quand le gouvernement est critiqué au sujet, en particulier, de sa conduite dans le conflit armé en cours dans l’est du Tchad.

Octroyer la parole aux Africains ! J’accuse…

Posté le 17.05.2008 par awassapaul
Il faut avoir le courage de le dire : la vérité africaine n’est plus « confidentielle » comme le souhaitent le béni-oui-oui, le « bounty », le colon cupide, l’impérialiste raciste, le lobby esclavagiste de Paris, le politicien assassin et menteur, l’historien falsificateur et révisionniste, ou le xénophobe de tout acabit.

Fini l’époque où les ouvrages coloniaux, où les médias de la bourgeoisie dirigeante française étaient détenteurs du monopole de la parole.

Ceux qui nous disent que nous ne servons pas les intérêts de l’Afrique, nous leurs laissons volontiers les discours lénifiants, les discours de ravalement et la protection des façades. Qu’ils se nourrissent des culs qu’ils lèchent, c’est leur problème !

Permettez-nous d’avoir un peu plus d’ambition. Permettez-nous d’avoir conserver le respect de la personne humaine dans cet endroit que l’on dit « Pays des droits de l’Homme » (sic). Permettez-nous d’utiliser notre cervelle pour lutter contre la décérébration et le complexe du nègre colonisé.

Vous le savez fort bien : qui veut son respect se l’en procure. Dans vos bouches, l’appellation « dictateur » devient « sage africain ». Dans vos bouches, le qualificatif « corrompu » est remplacé par « ami de la France ». Nous ne permettrons à personne, individu, organisation ou État, de spolier nos martyrs de leur sacrifice, ni de transformer les pères criminels en héros. Nous ne permettrons à personne, qu’il fusse Pape ou qu’il fusse Président, d’insulter nos savants noirs, nos inventeurs et nos civilisations.

La jeunesse africaine doit faire payer les dictateurs africains qui font joujou avec l’argent de populations qui manquent d’écoles, d’h

africamaat.com.

Posté le 16.05.2008 par awassapaul
Aussi, faciliter la compréhension des travaux de nos chercheurs tout en rendant hommage au professeur Cheikh Anta Diop, tel est le but poursuivi par le site africamaat.com.

FOULE LORS D’UNE CONFERENCE DE C. A. D

Posté le 16.05.2008 par awassapaul
Depuis la transformation en âme lumineuse de Cheikh Anta Diop en 1986, de nombreux spécialistes et chercheurs panafricains ont entrepris de rejoindre le professeur Théophile Obenga dans la poursuite de l’analyse des matériaux historiographiques dégagés par Diop à travers la publication de leurs travaux. Ce sont entre autres, Aboubacry Moussa Lam, Babacar Sall, Mubabinge Bilolo, Ivan Van Sertima, Jacob Carruters, Pierre Nillon, René-Louis Etilé, Oscar Pfouma, Alain Anselin, Jean Philippe Omotunde, Molefi Keté Asanté, Doumbi Fakoly, Mario Beatty, et bien d’autres...

Cheikh Anta Diop prévoyant, nous a tous mis en garde :

"Les conditions d’un vrai dialogue scientifique n’existent pas encore dans le domaine si délicat des sciences humaines, entre l’Afrique et l’Europe. En attendant, les spécialistes africains doivent prendre des mesures conservatoires. Il s’agit d’être apte à découvrir une vérité scientifique par ses propres moyens en se passant de l’approbation d’autrui, de savoir conserver son autonomie intellectuelle jusqu’à ce que les idéologues qui se couvrent du manteau de la science, se rendent compte que l’ère de la supercherie, de l’escroquerie intellectuelle est définitivement révolue, qu’une page est tournée dans l’histoire des rapports intellectuels entre les peuples et qu’ils sont condamnés à une discussion scientifique sérieuse, non escamotées, dès le départ." Le chercheur panafricain doit donc comprendre que « la compétence devient la vertu suprême de l’Africain qui veut désaliéner son peuple » (L’Afrique dans l’antiquité, Théophile Obenga).
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